Le blog du Boischaut Nord depuis 2011
L’autonomie énergétique d’une ferme est une réalité
Fléré-la-Rivière. La ferme de Vautournon est la première de l’Indre à utiliser une unité de méthanisation agricole qui produit à la fois chaleur et électricité.
Tout est bon dans le cochon. Même son lisier quand il est valorisé. En créant son unité de méthanisation, le Gaec de Vautournon, à Fléré-la-Rivière, vient de gagner son autonomie énergétique. L’inauguration a eu lieu hier en présence de la famille Gaimon, installée ici depuis 1923, des neuf employés (six familles vivent et travaillent dans la ferme), de représentants de la chambre d’agriculture, de la DDT, de la Draf et du député Jean-Paul Chanteguet. La ferme, qui assure l’élevage de 200 truies et l’engraissement de 3.500 porcs charcutiers et 1.500 porcelets vendus après le sevrage, assurait déjà l’autosuffisance alimentaire de l’élevage. Ici, les 252 hectares disposent d’une rotation cohérente, gage d’un bon équilibre agronomique, entre céréales, pois, colza, tournesol, millet…
Depuis 2008, le laboratoire de découpe et de transformation offre une valeur ajoutée à la production dans le souci d’une vente en circuits courts. Mais il manquait une pierre à l’édifice : l’autonomie énergétique. Après cinq ans d’étude, d’autorisations et de chantiers, l’unité de méthanisation agricole a vu le jour en décembre dernier. Quelque 784.000 € ont été nécessaires, subventionnés à hauteur de 45 % par le ministère de l’Agriculture, dans le cadre du plan de performance énergétique, et par une aide Feder de l’Europe.
Le principe est simple : la production de lisier sert à alimenter un digesteur qui produit 45 m 3 de biogaz. Après traitement, ce gaz est brûlé par un moteur de 350 chevaux alimenté par de l’huile de colza… produite sur la ferme. Ce co-générateur produit l’équivalent de la consommation électrique des 250 maisons de Fléré-la-Rivière et une chaleur nécessaire au chauffage du digesteur, des bâtiments d’élevage, des locaux, de l’eau chaude sanitaire et de la maison d’habitation. « Au final, le taux de valorisation énergétique est de 68,5 % contre 33 % pour une centrale nucléaire », ont expliqué les membres du Gaec hier. Il existe une trentaine d’unités de ce type en France… contre 5.000 en Allemagne !
NR du 16/04/2011
L’IFER 2011, imposition forfaitaire sur les éoliennes
la Direction générale des finances publiques a publié le 1er avril (c’est pas une blague) au bulletin officiel des impôts le texte relatif à l’IFER qui concerne le secteur éolien et photovoltaique, extraits:
CHAPITRE 1 : LES COMPOSANTES DE L’IFER
L’IFER est constituée par les composantes suivantes :
– IFER sur les éoliennes et hydroliennes (art. 1519 D) ;
– IFER sur les centrales de production d’électricité d’origine photovoltaïque ou hydraulique (art. 1519 F) ;
IFER sur les éoliennes et hydroliennes :
Conformément aux dispositions de l’article 1519 D, sont soumises à l’IFER :
– les installations terrestres de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent (éoliennes
terrestres) ;
CHAMP D’APPLICATION :
Installations imposées
– Les installations imposées sont celles dont la puissance électrique installée, au sens de la loi n° 2000-108
du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité, est
supérieure ou égale à 100 kilowatts.
– Ces installations sont imposées quelle que soit leur durée d’utilisation.
– La puissance électrique installée correspond à la puissance électrique maximale qui peut être produite
pendant un temps de fonctionnement prolongé, la totalité des installations étant supposée entièrement en état de
fonctionnement. Il ne s’agit pas de la puissance électrique effectivement délivrée par l’installation de production
d’énergie électrique, mais d’une caractéristique technique de l’installation.
FAIT GÉNÉRATEUR :
Une installation est imposée à l’IFER à compter du 1er janvier de l’année qui suit celle au cours de laquelle
intervient la date de premier couplage au réseau électrique2.
On entend par date de premier couplage au réseau électrique la date à laquelle les bornes du générateur
d’électricité de l’installation sont, pour la première fois, connectées au réseau de transport ou de distribution
d’électricité, même pour réaliser des essais.
La date de premier couplage au réseau peut être déterminée par une attestation délivrée par l’organisme
chargé du transport ou de la distribution d’électricité.
REDEVABLE :
L’IFER est due chaque année par l’exploitant de l’installation de production d’électricité au 1er janvier de
l’année d’imposition.
Tous les exploitants, quel que soit leur statut, sont redevables de l’IFER et aucune exonération n’est
prévue.
CALCUL DE L’IMPOSITION :
Au titre de l’année 2010, le tarif de l’IFER est fixé à 2,913 € par kilowatt de puissance électrique installée
au 1er janvier de l’année d’imposition.
A compter de l’année 2011, le tarif de l’IFER est fixé à 7 € par kilowatt de puissance électrique installée au
1er janvier de l’année d’imposition3.
19. L’IFER s’applique à chacune des installations imposables de l’exploitant.
20. Exemple : une entreprise exploite trois éoliennes depuis le 1er janvier 2010 :
| Eoliennes | Puissance électrique
installée |
IFER due au titre de l’année
2010 |
IFER due au titre de l’année
2011 |
| A | 120 KW | 350 € (2,913 x 120 | 840 € (7 x 120) |
| B | 80 KW | 0 (la puissance est en deçà du seuil d’imposition) |
0 (la puissance est en deçà du seuil d’imposition) |
| C | 500 KW | 1 457 € (2,913 x 500) | 3 500 € (7 x 500) |
| Total dû (hors prélèvement supplémentaire au titre de 2010 et hors frais de gestion au titre de 2011) |
1 807 € | 4 340 € |
Les pourcentages pour les Collectivités territoriales et EPCI à fiscalité propre bénéficiaires de l’IFER
| En présence d’une commune isolée |
En présence d’un EPCI à fiscalité additionnelle ou àfiscalité professionnelle dezone |
En présence d’un EPCI à fiscalité éolienne unique |
En présence d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique |
|
| IFER relative aux installations terrestres de production d’énergie utilisant l’énergie mécanique du vent (art. 1519 D) |
20 % Commune 80 % Département |
20 % Commune 50 % EPCI30 % Département |
70 % EPCI 30 % Département |
70 % EPCI 30 % Département |
| IFER relative aux centrales de production d’énergie électrique d’origine photovoltaïque ou hydraulique44 (art. 1519 F) |
L’article 59 V du projet de loi de Finances pour 2011 prévoyait de porter à 5 euros le Kwh, l’IFER pour les éoliennes. Il est passé à 7 euros, avec 20 % de la taxe pour la commune dépendant d’un EPCI à fiscalité additionnelle, mais changement important, en présence d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique la commune ne touchera plus rien !
A lire l’exemple de Saint-Georges sur Arnon : le lien
Résultat des élections cantonales 2011- canton d’Ecueillé 2 ème tour
Résultat du 2 ème tour des élections cantonales sur le canton d’Ecueillé
| Résultats 2nd tour
|
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En raison des arrondis à la deuxième décimale, la somme des %Exprimés peut ne pas être égale à 100,00% . |
Les résultats sur les communes du canton d’Ecueillé
| Bureaux | Ins. | Vot. | Exp. | Simon DVD |
Thomas PS |
| 60 Écueillé | 1084 | 711 | 665 | 273 | 392 |
| 61 Frédille | 58 | 31 | 23 | 15 | 8 |
| 62 Gehée | 233 | 120 | 104 | 63 | 41 |
| 63 Heugnes | 336 | 227 | 205 | 163 | 42 |
| 64 Jeu-Maloches | 107 | 63 | 54 | 35 | 19 |
| 65 Pellevoisin | 386 | 359 | 308 | 217 | 91 |
| 66 Préaux | 153 | 108 | 95 | 75 | 20 |
| 67 Selles-sur-Nahon | 59 | 38 | 31 | 29 | 2 |
| 68 Villegouin | 313 | 157 | 142 | 113 | 29 |
| Bureaux | Ins. | Vot. | Exp. | Simon | Thomas |
| Total canton | 2729 | 1814 | 1627 | 983 | 644 |
Contre toute attente, le duel entre le maire de Préaux, Christian Simon, et celui d’Écueillé, Raymond Thomas, a passionné les électeurs qui ont été 63 de plus à se déplacer pour départager les deux candidats de droite. Christian Simon l’a emporté largement, comme prévu, malgré la mobilisation des électeurs du chef-lieu de canton, où Raymond Thomas recueille l’essentiel des voix qui s’étaient éparpillées sur les autres candidats. Comme on assiste au même phénomène à Préaux, on doit en conclure que les électeurs se sont mobilisés derrière leur maire, indépendamment de leur couleur politique
NR du 28/03/2011
Quelques réactions :
Christian Simon (Divers droite), élu. « Deux personnes pour faire le travail, ce ne sera vraiment pas de trop. ». Entre la communauté de communes, présidée par Raymond Thomas, et le conseil général,« il va falloir coordonner nos actions pour mettre en place des objectifs partagés ». Les priorités du nouveau conseiller général vont également s’orienter vers « l’aide aux personnes âgées, aux handicapés et à toutes formes de solidarité. Il va également falloir préserver les investissements d’un département qui a eu la sagesse de s’en donner les moyens. »
Raymond Thomas (Divers droite). « Je ne vous cache pas ma déception, mais le verdict des urnes a parlé. Je m’incline… J’espère que tout le monde va se mettre maintenant au travail, notamment dans l’intérêt de la communauté de communes que je préside et qui a dû faire des choix difficiles. Il faut impérativement que les élus du conseil général et ceux de notre communauté tirent maintenant dans le même sens. »
Pas d’éclipse pour le solaire de Chaillac
Le site de Chaillac ne subit pas le moratoire décidé par le gouvernement début décembre. « Ce décret concerne les nouvelles installations et nous n’avons rien à craindre puisque le raccordement au réseau EDF est déjà réalisé », explique Ronald Knocke, le président du directoire d’Éco Delta Développement, qui conduit le projet, annoncé début 2008. La première tranche de travaux, basée sur la pose de 170.000 panneaux phovoltaïques sur douze hectares, devrait ainsi être terminée le 11 septembre 2011.
« Cette mesure a un peu retardé le financement des banques, reconnaît le maire de Chaillac, Gérard Mayaud. Mais nous sommes confiants. La mise en place des capteurs solaires est imminente. »
Après l’installation symbolique d’un premier élément le 22 septembre dernier. L’élu est également rassuré pour la deuxième tranche qui concerne l’implantation de plus de 300.000 modules sur vingt-cinq hectares : « Le permis de construire est déposé et nous travaillerons cette fois avec EDF-Energies nouvelles. »
La destinée du site de la Barytine, évoquée depuis maintenant trois ans et aux allures d’Arlésienne, semble donc se confirmer. Même si certains habitants de la commune semblent ne plus y croire : « Nous pensions que l’installation avait débuté en septembre, confie Patrick. Il n’y a toujours rien et ça devient inquiétant. » Irène n’y voit qu’un avantage : la retombée d’une taxe professionnelle « qui ne remplacera pas l’activité de la mine ».
Il faut dire qu’à Chaillac, ce projet passe plutôt inaperçu. « Les gens n’en parlent pas », constate le patron du restaurant La Gerbe de blé. « Depuis la fermeture de la Barytine en 2006, la commune se meurt. Ce parc photovoltaïque ne va pas créer beaucoup d’emplois. »
Même les résidants du Foyer d’accueil pour personnes âgées La Vaquine, qui suivent à travers la presse la vie locale, restent plutôt indifférents au projet. Quand la population aura enfin l’occasion de découvrir cette forêt de panneaux sur les hauteurs de la commune, le sujet de conversation sera sans doute tout trouvé
NR du 19/01/2011
L’intercommunalité a des projets
Dans le cadre du syndicat du Pays de Valençay regroupant les cinq cantons du Boischaut-Nord, un troisième contrat est prêt et devrait être signé en juillet. Les projets éligibles sont donc fixés pour la période 2011-2015 sous réserve de modifications de dernière heure.
Il ne restera plus alors qu’à définir l’affectation des enveloppes budgétaires à l’intérieur de ce contrat. A Écueillé, un certain nombre de projets susceptibles d’y être financés, pourraient venir à maturité plus ou moins vite dans ce cadre : travaux d’économie d’énergie sur les bâtiments publics, réalisation d’un bassin d’orage protégeant l’usine Jacquelin et la rue des moulins, création d’un local associatif pour le judo et le tennis, rénovation ou reconstruction de centre de loisirs-maison des jeunes, rénovation des rues du vieux bourg, dans le prolongement de la reprise des réseaux. « Je pense qu’à l’été, nous y verrons clair dans les financements possibles, et donc, dans la programmation de ces projets pour les années à venir », précise le maire Raymond Thomas.
Puis le maire prenait la casquette de président de la communauté de communes (CDC) du Pays d’Ecueillé pour dire à la population « nous entrons dans une période de grande incertitude, qui ne concerne pas seulement notre communauté mais l’ensemble des collectivités locales y compris le Département et la Région. Première incertitude, les dotations de l’État au bloc communal, deuxième incertitude, la réforme institutionnelle des collectivités locales ». Parmi les compétences de la CDC, le traitement des ordures ménagères et déchets assimilés est obligatoire, c’est pratiquement la moitié des dépenses.
Le traitement des déchets n’augmentera pas en 2011 (en euros courants) ceci grâce à un gros travail en collaboration avec les communautés de communes de Chabris, Valençay et Levroux pour optimiser la gestion et diminuer les coûts de traitements des ordures ménagères.
Autre compétence obligatoire, le développement économique « une compétence que nous avons négligé, en dehors de notre tentative de zone de développement de l’énergie éolienne initiée avec passion par Bernard Garnier, ce sera un travail incontournable dès 2011 avec humilité mais persévérance, pour la recherche d’installation d’entreprise et la relance du dossier éolien », conclut Raymond Thomas.
NR du 12/01/2011