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Un centre de stockage de déchets radioactifs dans l’Indre – suite

Après l’article de la Nouvelle république du 29/11/2011, pas très rassurant, la rédaction fait marche arrière, et essaie de calmer le jeu, le NPA, lui enfonce le clou.

A lire aussi la réaction d’Europe Ecologie de l’Indre

NR Neuvy-P1 NR Neuvy P2

L’article de la NR du 01/12/2011

DECHETS NUCLEAIRES MILITAIRES DANS L’INDRE : LA SUITE !

Le Nouveau Parti Anticapitaliste a été le premier à réagir à la demande par l’armée de l’ouverture d’un centre de tri et de stockage de déchets nucléaires dans l’Indre à Neuvy-Pailloux. L’armée, par la voix du Colonel BERNARD, commandant de la BSMAT a essayé bien entendu de minimiser les choses dans la presse…

Le NPA a aussitôt répondu, voir ci-dessous  :

Dans l’édition de la NR du 29 Novembre, le colonel BERNARD, commandant de la BSMAT, déclare que “le centre national de tri et d’entreposages de déchets” dont va hériter (sic) sa base “ne sera pas une infâme poubelle nucléaire à ciel ouvert”. Il affirme que les déchets “seront repris par l’Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)” et bien entendu, se voulant rassurant, que tout est sous contrôle. Aucun risque possible !

Il convient donc de se reporter au dossier d’avis de l’autorité environnementale. Cette autorité observe notamment que “ne sont pas abordées dans le dossier les mesures pour supprimer, limiter ou compenser les inconvénients de l’installation, ni les méthodes utilisées pour évaluer les effets de l’installation sur l’environnement”. Elle recommande également de “compléter les études relatives au rejet des eaux pluviales, des eaux usées et des eaux industrielles… et d’évaluer les effets sur les deux cours d’eau (la Vignole et le Sainte-Fauste) et sur la nappe d’eau souterraine”…

Etudes non faites… tout à fait rassurant on vous dit !

On peut lire également que “par ailleurs, les déchets entreposés ne sont pas caractérisés par rapport à leur activité (faible, moyenne ou haute ?) et à leur prériode (vie courte ou vie longue ?)”, mais encore que, dans l’étude, l’impact des dépôts de plomb 210 n’est pas quantifié, ni celui de l’incorporation du polonium 210 dans la châine alimentaire, ni les rejets de Krypton 85…

Vous êtes un peu plus rassurés ?

Concernant la reprise des déchets par l’ANDRA, dont nous assure le Colonel BERNARD, on peut lire dans le rapport d’assistance à maitrise d’ouvrage, que cet organisme émet un avis négatif quant à leur réception, sauf s’ils répondent à certains critères trés précis, que seule l’ANDRA serait en mesure de fixer au cas par cas (! ).En effet, “ces déchets radifères dans leur ensemble ne peuvent pas être directement pris en charge dans des filières de gestion à long terme ; aussi est-il nécessaire de des entreposer en attendant”… et pourquoi pas à Neuvy-Pailloux ? Une poubelle, non ?

Ce rapport,qui ne peut que continuer à nous rassurer, indique que “cette activité d’entreposage conduira trés probablement au marquage de l’environnement par le tritium, même correctement confiné, compte tenu de la grande diffusivité des déchets triés” Enfin, précisons que même si ce centre n’est qu’au niveau de projet, paraît-il, l’annexe au projet de loi de finances pour 2012 prévoit les crédits (pour un stockage “temporaire” de 25 ans minimum !).

Le NPA appelle donc la population à ne pas se laisser endormir par les belles phrases rassurantes du lobby pro-nucléaire, qu’il soit civil ou militaire, et à se mobiliser en masse contre ce centre de Neuvy-Pailloux.

2017-02-05T18:54:21+01:00décembre 2nd, 2012|Nucléaire|Commentaires fermés sur Un centre de stockage de déchets radioactifs dans l’Indre – suite

Déchets militaires : projet ajourné à Neuvy-Pailloux

Neuvy-Pailloux. Le colonel commandant la 12 e Bsmat a annoncé, hier l’ajournement du projet de centre de stockage de déchets radionucléides.

L’information est tombée hier, en fin d’après-midi, sous la forme d’un communiqué émanant de la préfecture de l’Indre : « L’instruction du dossier de demande d’autorisation d’exploiter l’installation “ Centre national de tri et d’entreposage de déchet matériel contenant des radionucléides ”, soumis à l’enquête d’utilité publique, est interrompue, suite à la demande du colonel Frédéric Bernard, commandant la 12e Base de soutien du matériel. »

“ Une première victoire ”

C’est en effet dans une lettre envoyée le 30 janvier à la préfecture de l’Indre que le chef de corps de la 12e Base de soutien du matériel de l’armée de Terre (Bsmat) de Neuvy-Pailloux explique ce qui l’a conduit à ajourner ce projet : « Intervenue dans une période peu favorable, cette enquête n’a pas permis d’apporter aux parties prenantes les éléments d’information qu’elles attendaient […] », écrit le colonel Bernard qui poursuit : « Soucieux d’améliorer la transparence de la démarche entreprise par le ministère de la Défense, je souhaite mettre à profit le premier semestre 2012 pour retravailler le dossier. Il conviendra notamment de lui donner plus de cohérence, d’y intégrer tous les éléments et études complémentaires, afin d’apporter les réponses aux questions posées aussi bien par les élus que par la population, et répondre ainsi aux inquiétudes manifestées […] ». La décision de la sagesse ? C’est en tout cas une forme de victoire pour les opposants au projet : « Pour l’instant, ce n’est qu’un ajournement, cela ne veut pas dire que le dossier est retiré, relativise Gérald Prévot, membre du Collectif contre les alternatives au nucléaire (CCAN). Mais c’est quand même une première victoire. En interrompant le processus, les militaires apportent la preuve que notre action avait tout son sens. Il était de toute manière nécessaire de mettre l’ensemble des citoyens au courant du projet. Nous restons très vigilants. » Réunis hier soir, à Châteauroux, les membres du CCAN et ceux de l’Association citoyenne contre le stockage de déchets radioactifs (ACSDR) faisaient état de leur satisfaction, dans une déclaration commune : « Les différentes actions du collectif ont mis le doigt sur les imperfections du dossier. La mobilisation des populations locales a été entendue. Nous sommes contents d’avoir mené ce combat… ».

NR du 1/02/2012

A lire aussi la réaction d’Indre Nature sur ce lien :

Et le voeu de EELV opposé au projet, cosigné par les groupes PS-PRg et PC-FG : le lien

2015-01-26T18:29:59+01:00février 2nd, 2012|Nucléaire|Commentaires fermés sur Déchets militaires : projet ajourné à Neuvy-Pailloux

Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge

Neuvy-Pailloux. Pour l’association de protection de la nature, l’enquête publique soulève de nombreuses questions, tant sur la forme que sur le fond.
Pour nombre d’associations, de partis politiques et de citoyens, le projet de centre de stockage de déchets contenant des radionucléides sur le site de la 12 e Bsmat, à Neuvy-Pailloux, mérite d’importants éclaircissements. Indre Nature s’est jointe au scepticisme concernant l’innocuité supposée du projet. L’association a relevé plusieurs manquements dans le dossier d’enquête publique. « C’est un document conséquent de presque 400 pages, souligne Francis Lherpinière, d’Indre Nature. Je le trouve truffé d’anomalies et de contradictions. Il est noté, par exemple, que les doses seront infimes sauf qu’a priori, il y a des erreurs de décimales ; les documents sur le régime des vents – et donc la dispersion de la contamination – sont également un peu simplistes. »

” Poser les bonnes questions ”
En outre, l’enquête publique, débutée le 3 décembre, s’achèvera le 5 janvier, soit en pleines fêtes de fin d’année, période peu propice à la mobilisation citoyenne. Indre Nature a donc adressé un courrier au commissaire enquêteur pour demander « de prolonger de quinze jours la clôture de l’enquête publique, ainsi que le prévoit l’article L123-7 du code de l’environnement », afin de disposer de plus de temps pour pouvoir « poser les bonnes questions ».
« Au regard des enjeux environnementaux induits par ce projet, l’exceptionnelle brièveté de l’enquête publique (un mois seulement, soit le minimum légal !) et le fait qu’elle se déroule en pleine période de fêtes et de congés de fin d’année constituent des incohérences flagrantes. Le choix de la période retenue pour informer et consulter le public ainsi que l’étonnante rapidité avec laquelle l’administration concernée souhaite voir aboutir ce dossier n’ont rien de rassurant, aussi bien pour les habitants des communes concernées que pour l’ensemble des citoyens du département. Ce sujet majeur pour la population actuelle et les générations futures exige un temps d’étude et de réflexion plus long que celui que prévoit l’actuelle enquête publique. »
Les résidants des communes sur lesquelles l’enquête publique est actuellement menée – Neuvy-Pailloux, Montierchaume, Sainte-Fauste et Thizay – ont également la possibilité d’effectuer, en leur nom, la même demande.
NR du 27/12/2011

2015-01-26T23:35:52+01:00décembre 27th, 2011|Non classé, Nucléaire|Commentaires fermés sur Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge

Déchets radioactifs : un stand pour expliquer

Une centaine de personnes, inquiètes du projet de centre d’entreposage des déchets militaires radioactifs, se sont rassemblées hier.
Vous voulez un thé bien chaud ?, propose un militant du Comité citoyen pour des alternatives au nucléaire (CCAN) à un habitant de Neuvy-Pailloux, venu dénoncer ce projet qui est actuellement à l’enquête publique et qui fait l’objet d’une contestation grandissante.
Hier, le comité avait installé un stand devant la mairie pour apporter des informations au public et pour lui faire signer une pétition qui sera remise le 5 janvier au commissaire-enquêteur. Pétition qui dénonce « les insuffisances d’un projet » que les militaires de la 12 e Bsmat ont présenté et défendu dernièrement.
” Quels types de déchets ? ”
La base de soutien du matériel de l’armée entrepose déjà des déchets radioactifs et le projet prévoit que ce site deviendrait national pour recevoir les déchets de trente autres. Les déchets seraient acheminés par la route et le volume initial, à l’ouverture du site, est estimé à 219 m 3 . A sa fermeture, vingt-cinq ans plus tard, il devrait atteindre 916 m 3 .
« Nous sommes inquiets, affirme une habitante de Neuvy, venue signer la pétition, car nous ne savons pas précisément de quels types de déchets nous allons hériter. »
Beaucoup, militants antinucléaires ou simples citoyens, estiment que l’Indre, département peu peuplé, ne doit pas se voir imposer ce projet qui pourrait être très mauvais en terme d’image. « Nous avons étudié attentivement le dossier soumis à l’enquête publique, précise Raphaël Tillié, membre du collectif. Nous avons constaté beaucoup d’insuffisances, comme des risques de pollution des captages d’eau, l’absence de filière de recyclage, la présence de deux agriculteurs bio sur place. C’est pourquoi nous demandons que l’enquête soit prolongée et que le périmètre de l’enquête soit élargi. Et une réunion d’information publique contradictoire en présence de l’armée. »
D’autres personnes présentes hier, devant la mairie, réclament l’abandon pur et simple de ce projet. « Nous ne sommes pas la poubelle de la France, lance une jeune femme. Nous préférons de vrais projets de développement pour le département. »
NR DU 27/12/2011

2017-02-05T18:54:28+01:00décembre 27th, 2011|Non classé, Nucléaire|Commentaires fermés sur Déchets radioactifs : un stand pour expliquer

Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux

Si dessous le lien avec le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire qui rejoint EELV et le NPA. Le CCAN à découvert un “appel d’offres ” en ligne avec comme description : construction du site national de tri et d’entreposage des déchets de matériels contenant des radionucléides. On peut s’inquiéter, l’enquête publique n’est souvent qu’un simulacre de démocratie, visant à entériner des décisions déjà prises. Seul le refus des conseils municipaux des communes concernées et une forte pression des citoyens peut changer la donne. Il reste 2 semaines pour agir.
Par contre pas d’avis ni de communiqué sur cette enquête publique de l’UMP, du Parti Socialiste et autres. C’est vrai qu’au PS, il assure sur le maintien du centre hospitalier du Blanc, sûrement pour pouvoir traiter les futurs irradiés de Neuvy-Pailloux.
http://ccan.over-blog.com/

Pour télécharger la pétition, l’imprimer et la diffuser : le lien

Pour signez la pétition en ligne ici : http://www.mesopinions.com/Contre-l-entreposage-des-dechets–radioactifs-a-Neuvy-Pailloux-petition-petitions-f56c2c36f35eba31de03789bf706d8ca.html

A l’initiative d’un collectif de citoyens inquiets du projet de stockage de déchets radioactifs à la 12 e Bsmat, une première réunion a eu lieu hier soir.
Il est parfois plus aisé de briller par son absence que par sa présence. Hier soir, lors d’une première réunion d’information et de mobilisation initiée par le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire (CCAN), l’assistance ne comptait ainsi ni militaire, ni représentant de la commune de Neuvy-Pailloux. Sans contradicteurs, difficile de préciser l’impact potentiel du projet. Les citoyens présents ne doutent pourtant pas de ses colossales répercussions négatives.

” Qui voudra acheter une maison ici ? ”
« Nous étions presque certains que les responsables du projet ne seraient pas là, a ainsi expliqué Dominique, habitant de Mers-sur-Indre, membre du CCAN. Tout le monde veut nous convaincre que les doses seront négligeables. Or, rien n’est négligeable en matière de radioactivité. Il y a quelques années, un premier projet avait été abandonné en raison du sous-sol, avec une nappe phréatique qui est entre 3 et 5 m de profondeur. A ma connaissance, la nappe n’a pas changé de place. »
Ce projet, s’il est mené à son terme, envisage le stockage, à partir de septembre 2013, de déchets « contenant des radionucléides », selon les termes employés par l’état-major de la base, dans un bâtiment de 1.800 m 3 , qui contiendra près de 1.000 m 3 de matières radioactives au terme des vingt-cinq qu’est censé durer cet entreposage. « Or, fait remarquer Jean-Pierre Minne, administrateur du réseau Sortir du nucléaire, on dépose les déchets en promettant qu’on reviendra les chercher. Sauf que ces déchets n’ont pas d’hébergement possible après. Et ces produits ont une radioactivité importante, avec du radium 226 et de l’uranium. »
« Ceux qui arriveront à se farcir le dossier d’enquête publique verront qu’il y aura plus de pollution qu’à côté d’une centrale nucléaire, complète Cédric, autre membre du CCAN. Et puis, une fois que le site est pollué, pourquoi enlèveraient-ils les déchets après ? Et qui voudra acheter une maison ici ? Plein d’habitants du secteur disent déjà que s’ils avaient su qu’un tel projet naîtrait ici, ils n’y seraient pas venus. Combien d’habitants, combien de maisons vides, combien de malades, combien d’agriculteurs bio qui arrêteront ? »
« Montierchaume a émis un avis ” réservé ”, conclut Dominique. Il faut que les autres communes concernées émettent un avis négatif. Ça peut jouer de manière très importante. Il faut bien être conscient que rien n’est fait. Une enquête publique est obligatoire mais ne présage en rien de la suite du projet. » La mobilisation des indignés de Neuvy-Pailloux ne fait sans doute que débuter.

NR du 20/12/2011

2017-02-05T18:54:28+01:00décembre 21st, 2011|Nucléaire|Commentaires fermés sur Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux