Archives mensuelles : octobre 2014

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La préservation du paysage bocager dans l’Indre

Démarches et outils de gestion :

Définition et évolution du bocage

Créé par l’homme, le bocage est un paysage agricole, très présent sur les terres d’élevage et plus rare sur les terres de cultures ; le paysage bocager est évolutif et n’a donc rien d’immuable. Il répond à trois logiques : celle de la propriété du sol, celle de son exploitation agricole, et celle de la gestion des contraintes de l’environnement (eau, vent, relief, lumière).

Construit à partir d’éléments fixes (haies, bosquets, lisière de bois, arbres isolés, mares, chemins, murs) qui vont clore un espace agricole et en marquer ses limites, le bocage est à l’origine lié à la gestion de la propriété dans un rapport entre le propriétaire du sol et de la haie (le bailleur) et celui qui va les exploiter (le preneur). Le code rural définit ainsi les droits et obligations du preneur (article L 411-27) et peut aussi lui permettre de rassembler plusieurs parcelles en accord avec le bailleur (article L 411-28).

Sur la logique de l’exploitation agricole du sol et de la gestion des contraintes de l’environnement, l’entreprise définit son projet : le passage d’une orientation “élevage” à une orientation “grandes cultures” n’est évidemment pas sans conséquence sur le bocage. Si le rôle agronomique et écologique de la haie est reconnu, y compris en grande culture, son maillage, qui fait le bocage, est aujourd’hui plus dépendant des avantages liés à la mécanisation que de son intérêt à répondre à l’impact des éléments environnementaux sur la production.

La préservation du bocage, démarches et outils appropriés

Le bocage est donc avant tout un ensemble vivant à durée de vie limitée : alors que son évolution est lente sa disparition peut être quasi-immédiate. Afin de répondre à la fonte du paysage bocager que l’on peut être amené à observer dans certains territoires, il convient d’abord de rechercher à s’ouvrir aux trois logiques constitutives du bocage précisées ci-dessus :

• en introduisant, dans les relations entre preneurs et bailleurs, des pratiques ayant pour objet la préservation de la ressource en eau, de la biodiversité, des paysages, de la qualité des produits, des sols et de l’air, la prévention des risques naturels et la lutte contre l’érosion dans l’évolution des baux entre preneurs et bailleurs (l’article L 411-27 a été modifié dans ce sens en 2010 dans le cadre de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche),

• en soutenant l’implantation d’infrastructures agro-écologiques (essentiellement des haies et des éléments arborés) à partir d’une démarche collective menée par un porteur de projet sur un territoire défini « pays- paysage » (choix et localisation des haies en fonction de critères agro-écologiques et positionnement favorable dans le parcellaire des exploitations agricoles concernées), par l’intermédiaire par exemple de mesures agro-environnementales et climatiques ou de plan de gestion durable des haies,

• en inscrivant au rang des priorités (Loi Grenelle 2) le concept des trames verte et bleue (continuités écologiques maillant le territoire et permettant la circulation des espèces ainsi que leur reproduction), la haie et son écosystème retrouvent une fonction et le bocage son rôle de structure.

Protéger le bocage est avant tout un choix politique : si sa préservation est l’objet du choix collectif, c’est donc à la collectivité concernée que revient le droit et le devoir de mettre en place les outils de gestion appropriés. Pour appuyer cette démarche collective en lui donnant aussi un cadre réglementaire, complémentaire des démarches consensuelles et volontaires, ce sont les outils de planification de l’urbanisme qui apparaissent ici les plus adaptés au projet de territoire : Schéma de Cohérence Territoriale à l’échelle du “pays-paysage” et Plan Local d’Urbanisme à l’échelle de la commune et/ou de l’intercommunalité.

2014-11-30T21:10:38+01:00 octobre 27th, 2014|Environnement|Commentaires fermés sur La préservation du paysage bocager dans l’Indre

Le CoinG des gourmands à Argy le 12 octobre 2014

6 ème édition du coinG des Gourmands, organisé par l’Association des Amis du Château d’Argy, le dimanche 12 octobre de 10h à 17h :

marché gourmand, déjeuner avec un menu spécial autour du coing, démonstrations culinaires par M. Rigollet Maître Cuisinier de France, animations, marché gourmand, dégustation sur place toute la journée, survol du château en montgolfière reliée au sol, …

Visites guidées du château à tarif réduit.

L’association du train du Bas-berry organise la mise en circulation d’un train spécial tracté par la locomotive à vapeur, au départ d’Ecueillé, à 10 heures, réservation au 02.54.22.19.21

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Menu du déjeuner :

– Terrine de truite aux amandes accompagnée de sa sauce crémée aux coings

– Confit de canard et sa compotée de coings – riz basmati

– Fromages

– Chocolatine et sa crème vanille parfumée au coing

Réservation au 06.60.32.35.58 ou 06.60.67.43.56 (17 €, adulte ; 8 €, enfant).

2014-12-04T00:16:41+01:00 octobre 6th, 2014|Actualités|Commentaires fermés sur Le CoinG des gourmands à Argy le 12 octobre 2014