Archives mensuelles : octobre 2011

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Gestion des déchets dans l’Indre vu par le PS

Pendant les élections cantonnales du 20 et 27 mars dernier, le programme du Parti Socialiste dédié à l’environnement proposait “d’améliorer encore la gestion et la valorisation des déchets : développer la méthanisation en lien avec le monde agricole, harmoniser le tri sélectif “. Le Plan Départemental d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés du département de l’Indre est actuellement en révision par le conseil général et aucune proposition de valorisation comme la méthanisation ou d’autres techniques ne sont au programme. Bien au contraire, l’avenir de nos déchets est de finir dans des méga-décharges comme l’ISDN de Châtillon sur Indre avec une extension en volume de 60 000 tonnes par an sur 14 ans soit au final 840 000 tonnes ou Gournay avec 1 700 000 tonnes sur 20 ans.

Pourtant en septembre 2009 , le p”‘tit Castelroussin, expression locale du PS proposait une solution intéressante à la gestion des fermentescibles de la ville de Châteauroux :

Chaque année, Châteauroux et son agglomération génèrent 30.000 tonnes de déchets. Un record ? Non ! D’ailleurs, la tendance est à l’augmentation constante de ce tonnage. Chaque année, le SYTOM (l’organisme qui gère le ramassage et la destruction des déchets au niveau de l’agglomération), enregistre une hausse continue des demandes de mises en déchetterie.
Face à une telle production de « masse » que faire ?
A ce jour, ces dizaines de milliers de tonnes de déchets dits fermentescibles sont uniquement consacrées à la production de compost. Au terme d’un processus de fermentation, on obtient ainsi tout au plus 4.000 tonnes de compost destinées au secteur agricole. Hélas, ce compost est de si mauvaise qualité qu’il trouve difficilement preneur, même lorsqu’il est cédé gracieusement.
Ce constat nous amène donc à faire d’autres propositions en faveur d’une plus grande valorisation des déchets produits. Dans le cas de Châteauroux et de son agglomération, on pourrait envisager d’affecter ces déchets à la production d’énergie propre – et notamment à la production de biocarburants – qui pourraient ensuite être utilisés pour alimenter les véhicules municipaux (ou bien encore les bus de la CAC).
Le process industriel est depuis longtemps maîtrisé et mise en œuvre avec succès dans de nombreuses collectivités. Il s’agit de méthaniser les déchets ménagers pour les transformer en un gaz qui, une fois, liquéfié peut ensuite alimenter toute sorte de véhicules propulsés par des moteurs à combustion.
Le SYTOM de Châteauroux pourrait ainsi produire plus de 70.000 m3 de ce biogaz soit l’équivalent diesel de 75.000 litres !!!
Lorsque l’on considère aujourd’hui le prix du gasoil au regard notamment de la valeur dérisoire du compost, on perçoit vite l’intérêt d’un tel choix.
Ajoutons à cette considération financière, le fait que les transports – parce qu’ils génèrent à eux seuls plus de 25% des gaz à effet de serre – sont très largement responsables de l’actuel forçage de notre climat et on comprendra mieux l’effet bénéfique qu’il y aurait, pour notre environnement à convertir, au plus vite, nos véhicules aux bioénergies.
Mais cette politique de « décarbonisation » des transports en commun castelroussins supposerait au préalable un engagement fort de la collectivité. Hélas à ce jour, la municipalité ne souhaite pas faire cet effort.
Nous – socialistes – regrettons profondément cette attitude et défendons donc une autre alternative qui consisterait à créer une unité de traitement et de recyclage des déchets tournée vers la production de bioénergie. Cette unité de production pourrait être implantée sur le site de la Martinerie laissé vacant par le départ du 517ème, et serait la première entreprise de la zone de développement durable que nous souhaitons créer !

2016-02-28T15:23:53+01:00 octobre 29th, 2011|Environnement|Commentaires fermés sur Gestion des déchets dans l’Indre vu par le PS

Oxalor, procédé de recyclage des ordures

Le groupe français Oxalor propose une technique de recyclage des ordures par déshydratation, à partir de chaux vive. L’ensemble du traitement se déroule sans broyage, ni incinération. Outre une valorisation par le tri sélectif, l’usine obtient aussi un fertilisant d’exception.
Direction les Deux-Sèvres. L’usine de traitement Oxalor est en pleine campagne. Dans la salle des machines, hormis le bruit, assourdissant, difficile de croire qu’on y retraite des ordures ménagères. Tout se passe proprement, sans odeur. La chaîne de machines semble robuste. “ Il s’agit de machines agricoles. Certaines, d’occasion, ont plus de 10 ans d’âge” explique Mustapha Benmoussa, le responsable scientifique des lieux. Chacune est un maillon du procédé Oxalor, un process sous brevet.
L’histoire du procédé débute en 1996. Inventé par un spécialiste des systèmes d’épuration, l’idée consiste à mélanger les déchets avec un réactif naturel, à base d’oxyde de calcium (de la chaux vive reformulée) et de l’eau. Le mélange produit un dégagement de chaleur intense, une réaction chimique dite exothermique, comprise entre 75 et 90°. “ On exploite cette chaleur naturelle pour déshydrater les ordures ménagères et rendre l’ensemble plus hygiéniqueLa réaction élimine tous les germes vivants sur les déchets. “ L’ajout de chaux vive créé un milieu ultra-basique (pH 12,8) qui permet de stabiliser la matière organique. ” et facilite le tri en aval.“ De plus, la déshydratation augmente le pouvoir calorifique des refus plastiques, à des valeurs voisines du gaz naturel ou du méthanol” poursuit le scientifique, “ ce qui les rend très intéressant en terme de valorisation énergétique. Par exemple pour des cimenteries à la recherche de substituts aux combustibles fossiles. ”
Transformé en fragments de 8 à 10 cm de diamètre, “ stabilisé ” par la phase d’amalgame et la “cuisson” à la chaux, le flux d’ordures passe alors une série de tamis, de cribles qui séparent matières organiques et inorganiques selon les besoins. “ C’est en fonction du MODECOM, du modèle de caractérisation des ordures ménagères, que l’on détermine la structure de l’usine. Nous garantissons une valorisation d’au moins 75 % des ordures ménagères, ” affirme Mustapha Benmoussa. En bout de chaîne, des tapis roulants terminent de séparer les matières non amalgamées. Bouts de films plastiques, verre, cailloux… chacun atterrit dans son bac ! En ce qui concerne les résidus inertes (métaux ferreux ou non, récipients en plastiques…), le tri peut se poursuivre de façon automatique ou manuelle.

Ecologie industrielle
La fraction “fermentescible” des ordures est transformée en poudre fine, grisâtre : des amendements organo-calciques. Vendue 10 euros la tonne, cette sorte d’engrais organique, riche en chaux vive (33 à 38 %), permet de corriger l’acidité des sols. Les études, réalisées en vue de l’homologation, ont confirmé leur innocuité et leur efficacité agronomique.
Souple, simple, compacte, la méthode est rapide. Il faut compter deux heures et demi pour transformer les déchets en produit final stabilisé – et très bon marché. Par rapport aux incinérateurs ou à la méthanisation, Oxalor se révèle en effet particulièrement économe, peu “ énergivore ” et avec de faibles besoins en volume et durée de stockage, surtout si on le compare avec le compostage. Même la consommation d’eau est réduite, récupérée au fil de son évaporation afin d’être réinjectée au début du processus.
En charge du retraitement d’une partie des boues d’épuration de Niort et des ordures ménagères de la Communauté de Communes de Lezay, le site reste à une échelle modeste. Unité vitrine, destinée à démontrer l’efficacité du procédé, la capacité de l’usine n’est que de 9 tonnes/jour, un peu plus de 3 000 tonnes à l’année. Sur un champ voisin, une seconde usine de 60 000 tonnes est prévue fin 2006. Elle sera dédiée aux seules ordures ménagères. Montant de l’investissement : 9,8 millions d’euros. L’autorisation administrative est en cours. “ Ce sera la première unité en France… mais d’autres projets sont bien avancées à l’étranger ” reconnaît Mustapha Benmoussa. L’Espagne, l’Allemagne, l’Algérie, la Chine sont sur les rangs…

Lien avec la Nouvelle République d’un article sur l’usine Oxalor dans les deux-Sévres :
La NR du 18/102011

 http://www.oxalor.com/

2017-02-05T18:54:28+01:00 octobre 28th, 2011|Environnement|Commentaires fermés sur Oxalor, procédé de recyclage des ordures

fête du CoinG à Argy, le 16 octobre dans l’Indre

Troisième édition du “coing des gourmands” au château d’Argy,

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Comme les 2 éditions précédentes, le but premier est de trouver des fonds pour poursuivre la restauration du site du château du XV et XVI ème siècle et des communs du XVII ème siècle.

La promotion de la manifestation a été soutenue par Martine et Michel Denisot, avec un interview spécial sur la fête du coing à Argy, le 9 octobre dernier sur Europe 1 dans l’émission de Jean-Luc Petitrenaud et la présence le 16 octobre du chef de cuisine-animateur sur M6 Cyril Lignac.

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Le programme :
Pour que ce moment soit à la fois un plaisir pour le palais, mais aussi pour les oreilles et les yeux, un temps de fête complet :  

11h30 : apéritif musical avec les Routinières du BerryDe quoi passer un bon moment autour d’un verre de pétillant à la pomme d’amour, élixir à base de coing, conçu spécialement pour la fête !!!

Une délicate exposition des tableaux inspirés des fleurs et des fruits du peintre PAT’ALES, et celle de Monique Boudelot

Guy BARBIER, des BRINS D’OSIER,  meilleur ouvrier de France en vannerie, exposera le travail unique et sophistiqué qu’il produit pour les Musées de France et vendra son cueille fruit en osier.

La Bouinotte sera là avec ses livres et romans du coin ! Dans la cour Renaissance du château démonstration de dressage équestre Les bonnes histoires du coin racontées par Jean Huguet, conteur berrichon

Enfin vous pourrez vous rendre au coinG des Gourmands en train, grâce au train du Bas Berry, qui sort spécialement sa machine à vapeur…au départ d’Ecueillé. Renseignements et réservation : SABA : 02 54 22 19 21

Et plein d’autres surprises et animations à découvrir sur place !!!  

Et encore…Promenade en voiture ancienne, à poney et en calèche dans le parc du Château, jeux pour tous les enfants,Tombola «Jour de Chance»….  

A préparer avant de venir :  Ses 3 coings pour les faire identifier et recenser par la Société Pomologique

Son dessert et sa recette pour participer au concours, AVEC LA VENUE EXCEPTIONNELLE DE CYRIL LIGNAC

2017-02-05T18:54:28+01:00 octobre 12th, 2011|Actualités, Non classé|Commentaires fermés sur fête du CoinG à Argy, le 16 octobre dans l’Indre

Plan Départemental des Déchets Ménagers et Assimilé de l’Indre

Le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) de l’Indre est un document de planification de la gestion des déchets du département (+ 14 communes du Cher et de la Creuse) pour les 10 ans à venir.

Obligatoire pour chaque département, il fixe les objectifs et les moyens d’une gestion des déchets durable et respectueuse de l’environnement. Il intègre les objectifs fixés au niveau national par le Grenelle de l’Environnement.

Ce projet de plan a reçu un avis favorable de la Commission Consultative du Plan, chargée du suivi de son élaboration, le 24 novembre 2010 et a reçu une première approbation des élus du Conseil Général le 24 juin 2011 après consultation des services de l’Etat et des collectivités limitrophes.

Afin de reccueillir les avis de l’ensemble de la population concernée par ce futur plan,le projet de plan et son évaluation environnemental feront l’objet d’une enquête publique du 3 octobre au 3 novembre 2011.

Voici les différents documents soumis à l’enquête (cliquez pour télécharger) :

– Notice explicative du Plan (pdf, 994 Ko)

– Projet de Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (pdf, 2,91 Mo)

– Avis lors de la consultation administrative (pdf, 1,70 Mo)

– Projet de rapport environnemental (pdf, 4,18 Mo)

– Avis de l’autorité environnementale (pdf, 310 Ko)

2015-06-04T13:52:31+01:00 octobre 8th, 2011|Environnement|Commentaires fermés sur Plan Départemental des Déchets Ménagers et Assimilé de l’Indre