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Rapport d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre

MalgrĂ© le peu d’intĂ©rĂŞt que suscitent habituellement les enquĂŞtes publiques dans l’Indre, sur le PDEDMA les trois permanences de Vatan, du Blanc et de la Châtre se sont dĂ©roulĂ©es sans aucune visite du public, et sans aucune observation reçue par la poste ni portĂ©e au registre d’enquĂŞte(p.19). Par contre le 3 novembre, Ă  la permanence du Conseil GĂ©nĂ©ral, le commissaire enquĂŞteur Ă  reçu des membres de l’association ACDD36 qui ont dĂ©posĂ©s un dossier de 200 pages sur la rĂ©vision du PDEDMA et sur l’extension du site du Porteau Ă  Châtillon sur Indre.

Les commissaires enquêteurs ont organisé une visite du site du porteau à Chatillon, gérer par la COVED, leurs conclusions :

– Sur place nous n’avons pas rencontrĂ© le responsable du site, il nous a semblĂ© que localement la COVED ne montrait pas un souci de communication important avec les riverains.
Sur le plan Ă©conomique et technique, les installations existantes ont un seuil de rentabilitĂ© insuffisant, ce qui explique en partie l’augmentation de capacitĂ© d’enfouissement des nouvelles installations.
Les installations semblent fonctionner en conformité avec la réglementation, même si de nombreux dysfonctionnements nous ont été signalés par les riverains.
Mais, malgrĂ© tout, l’aspect gĂ©nĂ©ral n’est pas vraiment engageant.
L’accès routier est tout bonnement dĂ©plorable on ne voit pas comment l’augmentation consĂ©quente du trafic pourrait se faire dans de bonnes conditions.
Le Conseil Général devra prendre des dispositions pour assurer une circulation garantissant la tranquillité et la sécurité de tous les usagers.(p.41)

– On comprend l’inquiĂ©tude des personnes venues nous en faire part et la commission adhère Ă  cette remarque de l’autoritĂ© environnementale
« Compte tenu des choix exposĂ©s par la suite dans le PDEDMA, notamment celui de privilĂ©gier l’enfouissement des dĂ©chets, une description des sous-sols permettant de repĂ©rer les secteurs gĂ©ologiquement susceptibles de recevoir une installation d’enfouissement aurait Ă©tĂ© judicieuse. » (p.42)

Les commissaires enquêteurs, après la visite du CET de Gournay ont une impression plus favorable :
MalgrĂ© le contexte, puisque nous sommes au coeur d’une dĂ©charge d’ordures mĂ©nagères, la commission a retenu de cette visite une impression favorable.
Le site dans son ensemble, très important par ses dimensions, semble propice Ă  cette activitĂ© d’enfouissement.
Les amĂ©nagements entrepris et les reconstructions, plans d’eau, prairies, bosquets, bouchures font ressortir un aspect propre et entretenu.
Ce site (peut-ĂŞtre encore plus ses responsables) et les riverains agriculteurs et paysans, semblent apparemment vivre en bonne intelligence.
Nos interlocuteurs maîtrisent bien leur sujet et les échanges sont sereins directs et donc agréables. (p.43)

D’autres remarques de la commission d’enquĂŞte :
• Que le « dossier d’enquĂŞte » manque de lisibilitĂ© : c’est un rappel constant des textes dans lequel sont noyĂ©es les intentions,
• Que le site du Porteau suscite des inquiĂ©tudes et des nuisances pour bon nombre de riverains, auxquelles la commission n’a pu que rĂ©pondre dans l’Ă©tat actuel de ses propres connaissances.
La commission ne se prononce pas sur l’enquĂŞte concernant le nouveau site d’enfouissement puisqu’elle n’est pas en charge de cette enquĂŞte.
Une réponse a été donnée à trente-deux sujets évoqués dans le cadre de cette enquête.
Il conviendrait que le Conseil GĂ©nĂ©ral prenne en compte les diffĂ©rents points Ă©voquĂ©s dans ces questions afin de les porter dans la rĂ©flexion d’Ă©laboration du plan en cours ou du plan prochain Ă  venir. (p.47)

Cet avis dĂ©favorable sur la rĂ©vision du PDEDMA de l’Indre par la commission d’enquĂŞte, et son opposition claire et nette sur la dĂ©charge du Porteau Ă  Châtillon pose le problème de l’avis favorable donnĂ© par le commissaire enquĂŞteur lors de l’enquĂŞte publique de l’extension du CET du Porteau (70 000t/an). Il faut le lier Ă  la demande d’extension du CET de Gournay (80 000t/an) et s’assurer que le conseil gĂ©nĂ©ral et la prĂ©fecture prennent en compte l’avis de la commission d’enquĂŞte. La question Ă©tant de savoir si ces deux extensions sont nĂ©cessaires.

Sur google documents, pour ceux que ça intĂ©resse, les conclusions de la commission d’enquĂŞte sur les documents d’enquĂŞte publique de la rĂ©vision du PDEDMA de l’Indre :

Lien avec le rapport d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre partie 1

Lien avec le rapport d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre partie 2

Lien avec le PDEDMA de l’Indre de 1999

2017-02-05T18:54:28+01:00fĂ©vrier 4th, 2012|Environnement|Commentaires fermĂ©s sur Rapport d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre

Déchets militaires : projet ajourné à Neuvy-Pailloux

Neuvy-Pailloux. Le colonel commandant la 12 e Bsmat a annoncé, hier l’ajournement du projet de centre de stockage de déchets radionucléides.

L’information est tombĂ©e hier, en fin d’après-midi, sous la forme d’un communiquĂ© Ă©manant de la prĂ©fecture de l’Indre : « L’instruction du dossier de demande d’autorisation d’exploiter l’installation «  Centre national de tri et d’entreposage de dĂ©chet matĂ©riel contenant des radionuclĂ©ides  », soumis Ă  l’enquĂŞte d’utilitĂ© publique, est interrompue, suite Ă  la demande du colonel FrĂ©dĂ©ric Bernard, commandant la 12e Base de soutien du matĂ©riel. »

«  Une première victoire  »

C’est en effet dans une lettre envoyĂ©e le 30 janvier Ă  la prĂ©fecture de l’Indre que le chef de corps de la 12e Base de soutien du matĂ©riel de l’armĂ©e de Terre (Bsmat) de Neuvy-Pailloux explique ce qui l’a conduit Ă  ajourner ce projet : « Intervenue dans une pĂ©riode peu favorable, cette enquĂŞte n’a pas permis d’apporter aux parties prenantes les Ă©lĂ©ments d’information qu’elles attendaient […] », Ă©crit le colonel Bernard qui poursuit : « Soucieux d’amĂ©liorer la transparence de la dĂ©marche entreprise par le ministère de la DĂ©fense, je souhaite mettre Ă  profit le premier semestre 2012 pour retravailler le dossier. Il conviendra notamment de lui donner plus de cohĂ©rence, d’y intĂ©grer tous les Ă©lĂ©ments et Ă©tudes complĂ©mentaires, afin d’apporter les rĂ©ponses aux questions posĂ©es aussi bien par les Ă©lus que par la population, et rĂ©pondre ainsi aux inquiĂ©tudes manifestĂ©es […] ». La dĂ©cision de la sagesse ? C’est en tout cas une forme de victoire pour les opposants au projet : « Pour l’instant, ce n’est qu’un ajournement, cela ne veut pas dire que le dossier est retirĂ©, relativise GĂ©rald PrĂ©vot, membre du Collectif contre les alternatives au nuclĂ©aire (CCAN). Mais c’est quand mĂŞme une première victoire. En interrompant le processus, les militaires apportent la preuve que notre action avait tout son sens. Il Ă©tait de toute manière nĂ©cessaire de mettre l’ensemble des citoyens au courant du projet. Nous restons très vigilants. » RĂ©unis hier soir, Ă  Châteauroux, les membres du CCAN et ceux de l’Association citoyenne contre le stockage de dĂ©chets radioactifs (ACSDR) faisaient Ă©tat de leur satisfaction, dans une dĂ©claration commune : « Les diffĂ©rentes actions du collectif ont mis le doigt sur les imperfections du dossier. La mobilisation des populations locales a Ă©tĂ© entendue. Nous sommes contents d’avoir menĂ© ce combat… ».

NR du 1/02/2012

A lire aussi la rĂ©action d’Indre Nature sur ce lien :

Et le voeu de EELV opposé au projet, cosigné par les groupes PS-PRg et PC-FG : le lien

2015-01-26T18:29:59+01:00février 2nd, 2012|Nucléaire|Commentaires fermés sur Déchets militaires : projet ajourné à Neuvy-Pailloux

Résistance contre les éoliennes en Brenne

Suite aux rĂ©unions publiques organisĂ©es rĂ©cemment, Ghislain de GrimoĂĽard, prĂ©sident de l’Association pour le dĂ©veloppement durable de la Brenne Tourangelle et extension (ADDBT) s’exprime au nom de trois autres associations : l’Adesa Sauzelles, l’ADECSBSA et l’ Asper. Le schĂ©ma rĂ©gional Ă©olien.« On veut autoriser l’implantation d’Ă©oliennes gĂ©antes dans le PNR de la Brenne. Les consĂ©quences sur le cadre de vie des habitants, l’avenir dĂ©jĂ  fragile de l’Ă©conomie locale, la cohĂ©sion et l’Ă©quilibre financier du PNR, vont en ĂŞtre touchĂ©s pour une contribution Ă©nergĂ©tique nationale symbolique. Ainsi, les zones protĂ©gĂ©es du PNR dĂ©jĂ  restreintes en terme de surface, pourraient se trouver compromises par l’ouverture au grand Ă©olien. »InadaptabilitĂ© paysagère de la Brenne Ă  l’Ă©olien. « Le paysage est d’abord un cadre de vie et une fiertĂ©. Avec la Brenne, il existe un patrimoine exceptionnel, de notoriĂ©tĂ© internationale, recherchĂ© pour son authenticitĂ© par le tourisme de nature qui irrigue ainsi les sites ouverts au public. L’une des missions premières du PNR, de prĂ©server le cadre de vie et l’authenticitĂ© paysagère de la Brenne, sera devenue vaine. »Vers une catastrophe Ă©cologique majeure. « La Brenne est constituĂ© Ă  85 % d’une zone humide protĂ©gĂ©e et d’un Ă©cosystème abritant une faune sauvage très variĂ©e qui y trouve habitat et nourriture. Or, pour les oiseaux, le risque ornithologique majeur ne sera pas tant le phĂ©nomène de mortalitĂ© par choc avec les Ă©oliennes, mais la modification des diffĂ©rents types de dĂ©placements. Ainsi, une des plus grandes richesses naturelles de la Brenne se trouvera compromise. » Aussi les associations de dĂ©fense de l’authenticitĂ© et de l’environnement de la Brenne demandent que l’ensemble du territoire du PNR soit classĂ© en zone dĂ©favorable Ă  l’Ă©olien, « puisqu’une des plus grandes richesses naturelles de la Brenne se trouvera compromise ».

NR du 27/01/2012

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 28th, 2012|Eolien|Commentaires fermés sur Résistance contre les éoliennes en Brenne

Wind Tower : l’éolienne du futur ?

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La société japonaise Zena System, basée à Fukuoka, a déposé un brevet portant sur la construction d’une nouvelle version d’éolienne. Son projet est basé sur le constat selon lequel les éoliennes actuelles ne profitent de l’effet du vent que sur la partie rotor et que le mât ne fait « que » soutenir la mécanique. Baptisée « Wind Tower », sa tour serait un nouveau type de générateur d’énergie éolienne, hexagonal, haut de cinquante mètres et de vingt-sept mètres de diamètre.

Le but recherché par les ingénieurs est que cette tour puisse capter le vent sur 360 degrés, c’est-à-dire selon toutes les orientations. Le vent serait capturé grâce à un système de portes ne s’ouvrant que sur l’intérieur et forçant le vent à la base de la tour où sont situés les générateurs, des turbine qui permettent la production d’électricité. La Wind Tower serait par ailleurs équipée de générateurs disposés sous terre dans une centrale, ce qui faciliterait l’accès et l’entretien et ferait d’elle un lieu mieux protégé pour les intervenants techniques. Le site, qui dans son ensemble devrait s’étendre sur au moins treize mille mètres carrés, comprendrait également une salle des turbines, des installations de stockage d’énergie, un centre administratif ainsi qu’un centre de formation. Le sommet de l’édifice consisterait enfin en une terrasse panoramique pouvant faire office de restaurant, de plateforme d’observation ou même d’héliport !

Wind Tower, bénéfique pour l’environnement
Même si aucune tour n’est pour le moment sortie de terre, un projet est en cours et devrait prochainement voir le jour sur l’île de Kyushu. Sa capacité de production a été évaluée à cinq mégawatts (MW) d’électricité.

Si l’entreprise japonaise réfute la théorie de la valeur limite de Betz selon laquelle le maximum théorique d’énergie exploitable à partir du vent est d’environ 59%, elle devra tout de même intégrer « sa » tour dans un environnement complètement dégagé afin d’optimiser au mieux son rendement. Il faudra également tenir compte de l’encombrement d’un tel système posé à même le sol comparativement aux éoliennes classiques. Les turbines au sol devraient néanmoins permettre un entretien plus facile mais aussi une protection contre la foudre plus importante. Autres points positifs, l’absence de rotor évite des dommages collatéraux sur la faune et la multiplicité des générateurs permettrait une importante production d’électricité. Last but not least, ce projet, dont le coût n’a pour le moment pas été dévoilé, sera multifonctions.

Lorsque la première tour sera érigée, il sera alors temps de faire les comparaisons qui s’imposent et de vérifier si oui ou non la Wind Tower remplacera à long terme les éoliennes telles que nous les connaissons aujourd’hui. Le fait est qu’elle a déjà fière allure sur le papier.

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 27th, 2012|Eolien, Non classé|Commentaires fermés sur Wind Tower : l’éolienne du futur ?

Avis dĂ©favorable de la commission d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre

Le 13 janvier dernier, les commissaires enquĂŞteurs ont rendus leurs conclusions sur la rĂ©vision du PDEDMA de l’Indre qui devient d’ailleurs Plan de PrĂ©vention et de Gestion des DĂ©chets Non Dangereux et grosse surprise :

la commission d’enquĂŞte ne peut qu’Ă©mettre :

un avis défavorable

Morceaux choisis :

C’est un dossier d’enquĂŞte relativement important qui reste peu accessible au plus grand nombre.
Sa logique lourde souvent rĂ©pĂ©titive, la clartĂ© des Ă©lĂ©ments Ă©voquĂ©s incertaine, donnent souvent l’impression de tourner en rond.
Les cartes présentées sont, pour leur grande majorité, quasiment illisibles.
Les tableaux importants sont peu mis en valeur.
Il est nécessaire de chercher en permanence les éléments importants du dossier.
Les informations délivrées manquent souvent de cohérence s, de précision dans certains cas.
Pour exemple, le plan initial adoptĂ© le 5 octobre 1999 connait des variations de dates au cours du dossier et il est parfois Ă©voquĂ© son actualisation alors qu’il s’agit d’une rĂ©vision.
Sans préjuger du contenu de fond il est possible de considérer, au regard de la législation (retenue pour son élaboration ) que le dossier présenté par le Conseil Général est complet.
Le résumé non technique du rapport environnemental, pourtant destiné à faciliter la lecture du dossier par le public, ne comporte pas le contenu, pas la portée ni les objectifs du plan.
« L’autoritĂ© environnementale » nous prĂ©cise d’ailleurs que ce rĂ©sumĂ© bien que prĂ©sentĂ© « omet toutefois de rappeler le contenu, la portĂ©e et les objectifs du plan. Ceci est de nature Ă  limiter une appropriation autonome de l’Ă©valuation environnementale effectuĂ©e ».
Il est tout aussi anormal que le PDEDMA approuvĂ© le 5 octobre 1999 ne soit pas joint au dossier d’enquĂŞte, puisqu’il s’agit de la rĂ©vision de ce PDEDMA.
Ce document, fournit ultĂ©rieurement par le Conseil GĂ©nĂ©ral et qui, lui, est Ă  contrario, très clair, aurait permit au public de mesurer l’importance de la rĂ©vision et les Ă©volutions envisagĂ©es.

On peut noter que l’absence d’un cadre fixant des objectifs Ă  rĂ©aliser est accentuĂ© par l’emploi frĂ©quent du verbe pouvoir conjuguĂ© au conditionnel qui laisse tout supposer ou imaginer sans rationnaliser ni imposer quoi que ce soit.
La lisibilité est absente autant pour le public que pour les acteurs professionnels des déchets.
On ne voit pas de quelle façon concrète seront mises en oeuvre les actions éventuelles.
Hormis la crĂ©ation de l’observatoire de suivi du plan, aucune structure « ad hoc » ou moyen humain ne sont prĂ©vus tant pour sensibiliser les habitants que les structures Ă  la problĂ©matique des dĂ©chets, que pour unifier certaines structures ou rĂ©gler divers problèmes (dĂ©charges sauvages par exemple)

En ce qui concerne les principes structurants, on note l’absence des Ă©lĂ©mentaires aucun objectif de rĂ©duction du nombre des structures de collectes, pas de dĂ©finition d’aires gĂ©ographiques cohĂ©rentes des structures de collecte, absence d’objectif dĂ©fini tendant Ă  uniformiser les modes de collectes.

Absence de prise en compte globale des Ă©volutions de la politique des dĂ©chets du SYTOM de Châteauroux, avec pour consĂ©quence une probable augmentation des dĂ©chets enfouis, contraire Ă  la politique dĂ©finie par le Grenelle de l’environnement.

En ce qui concerne la situation géologique
suite au craintes motivĂ©es et exprimĂ©es par les riverains du site du Porteau ainsi que de l’association ACDD , la commission adhère au remarques formulĂ©es par l’autoritĂ© environnementale :
« Compte tenu des choix exposĂ©s par la suite dans le PDEDMA, notamment celui de privilĂ©gier l’enfouissement des dĂ©chets, une description des sous-sols permettant de repĂ©rer les secteurs gĂ©ologiquement susceptibles de recevoir une installation d’enfouissement aurait Ă©tĂ© judicieuse. »
En ce qui concerne la situation routière
L’infrastructure routière est construite pour le dĂ©placement de vĂ©hicules agricoles et de tourisme, mais absolument pas pour le passage rĂ©pĂ©tĂ© des poids lourds transportant les dĂ©chets. La solution de facilitĂ© retenue par le service des routes du dĂ©partement a consistĂ© Ă  interdire un des deux sens de circulation sur les voies empruntĂ©es par les poids lourds.

Avec l’augmentation du trafic annoncĂ© il sera indispensable de trouver d’autres solutions.
Les riverains nous ont fait part de leur inquiĂ©tude face Ă  l’accroissement du trafic engendrĂ©e par l’augmentation du volume de dĂ©chets acheminĂ©s vers le nouveau centre de stockage.
L’emprunt de ces voies de circulation et l’examen de leur profil en dĂ©montrent bien leur inadĂ©quation au regard du trafic nouveau ainsi gĂ©nĂ©rĂ©.
En conséquence Le Conseil Général devra se saisir du problème et le régler autrement que par des panneaux de circulation. Les panneaux en place ce jour démontrent bien cette inadéquation.
Le facteur humain et les contraintes financières sont totalement passĂ©s sous silence ce qui paraĂ®t inconcevable lorsqu’il s’agit d’un projet d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral s’Ă©tendant Ă  l’ensemble d’un dĂ©partement.
En conséquence et compte tenu des observations de la commission sur le contenu, les
orientations et objectifs du PROJET DE RÉVISION DU PLAN DÉPARTEMENTAL D’ÉLIMINATION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS DU DÉPARTEMENT DE L’INDRE ET SON RAPPORT ENVIRONNEMENTAL CORRESPONDANT
la commission d’enquĂŞte ne peut qu’Ă©mettre :

un avis défavorable,

Ă  ce PROJET DE RÉVISION DU PLAN DÉPARTEMENTAL D’ÉLIMINATION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS DU DÉPARTEMENT DE L’INDRE ET SON RAPPORT ENVIRONNEMENTAL CORRESPONDANT,
adresse ce jour le dossier d’enquĂŞte que les registres d’enquĂŞte publique au PrĂ©sident du Conseil GĂ©nĂ©ral du dĂ©partement de l’Indre.
LES COMMISSAIRES ENQUĂŠTEUR, MEMBRES DE LA COMMISSION D’ENQUĂŠTE,

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 26th, 2012|Environnement|Commentaires fermĂ©s sur Avis dĂ©favorable de la commission d’enquĂŞte sur le PDEDMA de l’Indre

EnquĂŞte publique pour l’extension de l’ISDN de Gournay

Gournay_decharge

Après Neuvy-Pailloux et ses dĂ©chets nuclĂ©aires, l’extension de 60 000 tonnes/an de la dĂ©charge de dĂ©chets mĂ©nagers de Châtillon sur Indre, bienvenue Ă  l’extension de l’ISDND de Gournay.

La SociĂ©tĂ© d’Exploitation de Gournay a dĂ©posĂ©e auprès de la prĂ©fecture, une dĂ©claration IPTC pour l’extension de l’ISDND de Gournay de 85 000 tonnes/an pour une durĂ©e de vie de 20 ans, et un tonnage total de 2 072 304 m3.
L’ enquĂŞte publique, sera ouverte Ă  la mairie de Gournay du lundi 16 janvier 2012 au samedi 18 fĂ©vrier 2012 inclus.

Après une lecture rapide des dossiers, on peut retenir 2 points essentiels (page 29 du dossier administratif) :

A horizon 2015, l’installation de Chatillon-sur-Indre sera fermée depuis 4 ans réduisant la capacité du territoire à 85 000 tonnes par an. Il est à noter que la société Coved a déposé courant 2010 une demande de poursuite d’activité de ce site, pour 60 000 tonnes par an et pour une durée de 14 ans. L’analyse présentée dans ce chapitre ne tient pas compte de ce projet en cours d’instruction administrative, mais se base sur la fermeture prévue du site Coved en 2011.

Ce serait une bonne nouvelle pour les habitants de Châtillon mais malheureusement, ils n’ignorent pas que la COVED a reçu le 13/12/2011 de la prĂ©fecture de l’Indre,l’autorisation de poursuivre et d’Ă©tendre le centre de stockage.
Lien avec l’autorisation

Le 2 ème point à la page 27 du même dossier :

L’article 194 de la loi du 12 juillet 2010 (loi grenelle2) portant engagement national
pour l’environnement modifie l’article L541-14 du code de l’environnement et fixe
une limite de capacité de traitement par enfouissement ou incinération à 60% du
gisement total de déchets produits sur un territoire.

60 % de 132 750 tonnes de déchets collectées en 2010 est égal à 79 650 tonnes

Soit la capacité de Vicq et Gournay II (85 000 t.), pourquoi ouvrir 2 mégas-décharges ?

CapacitĂ© totale des centres de stockage de l’Indre :
– Vicq sur Nahon : 25 000 t 11/01/2020
– Gournay II : 60 000 t 26/09/2019
– Châtillon : 70 000 t 13/12/2021
– Gournay III : 85 000 t jusqu’en 2026

Total de capacité de 240 000 tonnes/an pour environ 82 000 tonnes à enfouir, soit 3 fois plus !
En triant à la source les fermentiscibles et en créant une usine de méthanisation, le département aurait moins de 50 000 tonnes à enfouir.
Comme pour l’enquĂŞte publique de Neuvy, n’hĂ©sitez pas Ă  vous renseigner, Ă  consulter le commissaire-enquĂŞteur ou a lui adresser un courrier Ă  la mairie de Gournay.

– Lien avec les documents de l’enquĂŞte publique de l’ISDND de Gournay (plus disponible sur le site de la prĂ©fecture)
• Avis de l’autoritĂ© environnementale
• ArrĂŞtĂ© ouverture enquĂŞte – ISDN GOURNAY
• Avis enquête publique
• Description du projet
• RĂ©sumĂ© non technique – Etude d’impact

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 20th, 2012|Environnement, Non classĂ©|Commentaires fermĂ©s sur EnquĂŞte publique pour l’extension de l’ISDN de Gournay

132 750 tonnes de déchets collectées en 2010

Chaque année, le Département réalise un état des lieux de la production et du traitement des déchets. Stagnation globale des quantités collectées et hausse du taux de valorisation global sont à noter pour 2010.
  • 536,9 kg : c’est le poids total de dĂ©chets mĂ©nagers  produits par chaque habitant de l’Indre en 2010.
  • + 0,2 % : c’est l’augmentation des dĂ©chets mĂ©nagers collectĂ©s en 2010 par rapport Ă  l’annĂ©e 2009.
  • 45,5 % : c’est le pourcentage global de dĂ©chets faisant l’objet d’une valorisation, qu’elle soit organique (compost, biogaz…) ou matière (recyclage).
  • 3 : c’est le nombre de centres de tri prĂ©sents dans le dĂ©partement.

L’action doit donc se poursuivre dans les prochaines annĂ©es, pour amĂ©liorer le taux de valorisation des dĂ©chets, mais Ă©galement, rĂ©duire la quantitĂ© de dĂ©chets « produite » par chaque habitant. De nouvelles actions de sensibilisation seront mises en place en 2012, tant auprès des mĂ©nages que des professionnels (techniciens espaces verts, entreprises du BTP notamment) et de nouveaux modes de valorisation sont en cours d’Ă©tude.

 

Lien avec l’article du Conseil GĂ©nĂ©ral

2015-01-26T19:28:50+01:00janvier 18th, 2012|Environnement|Commentaires fermés sur 132 750 tonnes de déchets collectées en 2010

La communauté sous le vent de 2012

Le prĂ©sident de la communautĂ© de communes du pays d’ÉcueillĂ©, Raymond Thomas, a fait le bilan de l’annĂ©e 2011 mais aussi prĂ©sentĂ© les projets pour 2012, lors de la cĂ©rĂ©monie des vĹ“ux. En dehors du fonctionnement habituel, la communautĂ© de communes a traitĂ© quelques dossiers plus particuliers. En matière patrimoniale, deux dĂ©cisions en cours de finalisation sont Ă  noter : Ă  Heugnes, le rachat pour 30.000 € de l’immeuble PĂ©court, dans le but d’une future rĂ©novation en logement social, et, Ă  ÉcueillĂ©, la vente du bâtiment dit « Vega », sur la zone de l’Aray, convenue pour la somme de 70.000 €. L’acheteur doit y ouvrir prochainement un centre de contrĂ´le technique automobile.
« En ce qui concerne la crĂ©ation du parc Ă©olien, le conseil communautaire a rĂ©affirmĂ© sa dĂ©termination Ă  voir se dĂ©velopper sur son territoire cette Ă©nergie renouvelable. Le premier dĂ©fi Ă  relever dans cette vĂ©ritable course d’obstacles est de voir inscrites les deux communes d’Heugnes et de Villegouin dans le schĂ©ma rĂ©gional Ă©olien (SRE), qui doit ĂŞtre rendu public dĂ©but 2012 », a expliquĂ© Raymond Thomas, en prĂ©cisant que, lors d’une rĂ©union de concertation pour l’Ă©laboration du SRE, le 21 novembre dernier, aucune association n’a exprimĂ© de rĂ©serve concernant le territoire. Il ne reste plus maintenant qu’Ă  attendre la publication dans les semaines qui viennent du projet de SRE.
La poursuite des Ă©tudes d’optimisation du ramassage et du traitement des dĂ©chets et des ordures mĂ©nagères aura Ă©tĂ© un gros travail. Les rĂ©sultats sont conformes aux attentes de la communautĂ© de communes. « Ils permettent, malgrĂ© la hausse du taux de TVA Ă  laquelle nos factures sont soumises, d’espĂ©rer une stabilitĂ©, voire peut-ĂŞtre une diminution. Nous sommes arrivĂ©s Ă  un suivi maĂ®trisĂ© de ce service qui reprĂ©sente pratiquement la moitiĂ© du budget communautaire », a poursuivi le prĂ©sident Thomas.
L’autre gros dossier est la rĂ©forme des collectivitĂ©s territoriales. A plus de 90 %, les dĂ©lĂ©guĂ©s se sont prononcĂ©s pour que les neuf communes restent groupĂ©es et Ă  près de 85 % pour rejoindre la communautĂ© de communes du Pays de Valençay. L’arrĂŞtĂ© fixant le schĂ©ma dĂ©partemental de coopĂ©ration intercommunale de l’Indre a entĂ©rinĂ© la fusion des deux communautĂ©s.

NR du 11/01/2012

 

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 15th, 2012|Non classé, Politique|Commentaires fermés sur La communauté sous le vent de 2012

Déchets enfouis : Chanceaux abat sa dernière carte

Chanceaux_decharge
Le maire de Chanceaux-près-Loches va engager un pourvoi en cassation au Conseil d’État contre l’extension du centre d’enfouissement de la Baillaudière.

Nouvel Ă©pisode judiciaire Ă  venir entre la petite commune de Chanceaux-près-Loches et le centre d’enfouissement technique (CET) de la Baillaudière. Le conseil municipal a dĂ©cidĂ© d’engager un pourvoi en cassation au Conseil d’État. « C’est la dernière chance que nous avons pour obtenir l’annulation de l’arrĂŞtĂ© d’extension du site qui nous a Ă©tĂ© imposĂ© par la prĂ©fecture en 2007 », indique le maire Jean-Louis Dumortier. Les Ă©lus municipaux espèrent avoir trouvĂ© la faille dans le dossier qui les oppose depuis cinq ans au centre d’enfouissement. « Pour l’enquĂŞte publique en 2006, l’avis au public ne mentionnait pas l’existence d’une Ă©tude d’impact. Pour nous, c’est un vice de procĂ©dure. De toute manière, c’est notre dernière solution pour obtenir l’annulation de l’arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral. Si on perd en cassation, c’est fichu », estime Jean-Louis Dumortier.

«  Nous ne voulons pas accueillir trois fois plus de déchets…  »
Si Chanceaux est satisfaite du centre de tri des dĂ©chets gĂ©rĂ© par la communautĂ© de communes Loches DĂ©veloppement, elle se bat contre le triplement du volume de dĂ©chets enfouis, soit 150.000 tonnes par an, sur le site de la Baillaudière. En 2010, selon la DREAL (direction rĂ©gionale de l’environnement), 110.923 tonnes de dĂ©chets ont Ă©tĂ© enfouies Ă  Chanceaux. C’est le deuxième tonnage le plus important de la rĂ©gion Centre, derrière le site de Sonzay (131.709 t). La Baillaudière enfouit ainsi près d’un septième du volume de dĂ©chets de la rĂ©gion Centre (734.990 t). Chanceaux veut revenir Ă  la capacitĂ© initiale du site, Ă  savoir 50.000 tonnes par an. « Nous ne voulons pas accueillir trois fois plus de dĂ©chets qui viennent de toute la France », dit le maire.

Débouté à chaque fois
Les Ă©lus, avec le soutien d’AEST (Association Environnementale Sud Touraine), redoutent des consĂ©quences nĂ©gatives sur l’environnement (terre et air) et la santĂ©. Le 4 octobre dernier, la Cour d’Appel de Nantes a rejetĂ© le recours de Chanceaux engagĂ© fin dĂ©cembre 2009. « La Cour a estimĂ© qu’il n’existait pas suffisamment de preuves de l’existence d’un risque de dommage grave et irrĂ©versible Ă  l’environnement » prĂ©cise le maire, dont la commune a Ă©copĂ© au passage d’une obligation de verser 2.000 € Ă  la Coved, gestionnaire du CET. Chanceaux s’inquiète du taux de dioxine autour du site, taux qui serait « 17 fois supĂ©rieur Ă  un tĂ©moin situĂ© Ă  2.500 m du site », d’après des analyses de sol menĂ©es en novembre 2008. La source en serait la torchère du site. Pour la Dreal, les teneurs restent dans la moyenne nationale des sols agricoles pĂ©riurbains et l’origine proviendrait d’incendies antĂ©rieurs. La commune conteste les rĂ©sultats des sondages gĂ©ologiques. « Pour chaque action en justice, nous avons Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©s sur tout, dit Jean-Louis Dumortier. Depuis 2006, j’aurai consacrĂ© mon mandat Ă  ce dossier-lĂ  ».

réaction
Coved :  » Il faudrait un coup de théâtre  »
Nous avons appris hier Ă  Guillaume PĂ©pin, responsable Coved Centre, l’intention de Chanceaux de se pourvoir en cassation. « C’est l’arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral qui est attaquĂ©, pas nous, dit-il. Pour nous, cette autorisation est de l’histoire ancienne puisqu’elle date de 2007. Pour gagner en cassation, il faudrait un coup de théâtre extraordinaire ». Guillaume PĂ©pin se dit « serein après deux procès qui sont allĂ©s Ă  terme et des dossiers qui ont Ă©tĂ© analysĂ©s par des volets d’experts ». « S’il y avait eu un problème, l’arrĂŞtĂ© aurait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  cassĂ© », avance-t-il. Il met en avant les 55 emplois créés sur le site, et la production d’un mĂ©gawatt/heure d’Ă©lectricitĂ© Ă  partir du biogaz, soit « l’alimentation de 7.000 foyers hors chauffage ».

NR du 13/01/2012

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 13th, 2012|Environnement, Non classé|Commentaires fermés sur Déchets enfouis : Chanceaux abat sa dernière carte

Parc Ă©olien d’EcueillĂ© : nouveau recours examinĂ©

Nouveau rebondissement pour ce projet de la ste Gamesa, soutenu par les maires d’Heugnes et de Villegouin, dont le dĂ©pĂ´t des PC date du 09/12/2005. Il ne concerne que le recours de la sociĂ©tĂ© contre le refus de permis de construire du prĂ©fet de l’Indre. Si les juges suivent le rapporteur la sociĂ©tĂ© Gamesa trouvera-t-elle un intĂ©rĂŞt Ă  dĂ©velopper ce parc rĂ©duit Ă  une peau de chagrin? Surtout qu’il reste encore en attente de jugement le recours dĂ©posĂ© par des riverains soutenus par Michel Denisot. Gamesa ne reste pas inactive, et a dĂ©jĂ  un autre projet sur la commune d’EcueillĂ©, projet qui a provoquĂ© une prise de bec entre Mr. Bonjour, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral et Mr Thomas, maire d’EcueillĂ©. L’histoire n’est pas encore fini avec la fusion de la CdC du Pays d’EcueillĂ© et la CdC du pays de Valencay, celle-ci ne voulant aucune Ă©olienne sur son territoire.

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Carte des ZDE et des éoliennes autorisées :

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Carte des éoliennes sud                                    Carte des éoliennes centre et est

Un nouvel Ă©pisode vient ponctuer la bataille judiciaire qui oppose la sociĂ©tĂ© d’exploitation du parc Ă©olien d’ÉcueillĂ© Ă  la prĂ©fecture de l’Indre. Jeudi, le tribunal administratif de Limoges a examinĂ© le recours dĂ©posĂ© par la sociĂ©tĂ©, concernant le refus d’un de ses permis de construire sur la ligne d’Ă©oliennes Centre. Le prĂ©fet avait en effet rejetĂ© ce permis, en raison du « caractère insuffisant de l’Ă©tude d’impact » prĂ©sentĂ© par la sociĂ©tĂ©, notamment en ce qui concerne les effets de ses Ă©oliennes sur les monuments historiques situĂ©s dans un rayon de 3 à 6 km.
Le rapporteur public, David Labouysse, a estimĂ© que « le prĂ©fet de l’Indre n’avait commis aucune erreur d’apprĂ©ciation ». Et a donc conclu au rejet du recours dĂ©posĂ© par la sociĂ©tĂ©. Le dĂ©libĂ©rĂ© sera rendu dans quinze jours. Si les juges suivaient les conclusions du rapporteur, cela serait une dĂ©ception pour la sociĂ©tĂ©. Le 9 juillet 2009, la sociĂ©tĂ© avait en effet obtenu, une première fois, l’annulation de ce refus. Le prĂ©fet avait alors dĂ» rĂ©examiner le dossier. Mais le 23 octobre 2009, ce dernier opposait un second refus de permis de construire. D’oĂą ce nouveau recours dĂ©posĂ© par la sociĂ©tĂ©. Ce procès n’est qu’un Ă©pisode parmi la longue liste de procĂ©dures engagĂ©es devant le tribunal administratif, au sujet de ce parc Ă©olien. Certains permis de construire ont mĂŞme Ă©tĂ© portĂ©s devant la cour administrative d’appel de Bordeaux et le Conseil d’État.
A l’origine, le projet est simple. La sociĂ©tĂ© envisage d’implanter une quinzaine d’Ă©oliennes, rĂ©parties en trois lignes, entre Heugnes et Villegouin. Plusieurs permis de construire sont donc dĂ©posĂ©s. Le 8 fĂ©vrier 2008, le prĂ©fet dĂ©cide d’en accorder certains et d’en refuser d’autres. TollĂ©. D’un cĂ´tĂ©, les voisins attaquent les autorisations dĂ©livrĂ©es. De l’autre, la sociĂ©tĂ© conteste les refus opposĂ©s par le prĂ©fet. Après de multiples procès, la sociĂ©tĂ© obtient gain de cause, en juillet 2010, pour la ligne Sud. Uniquement partiellement. Pour l’axe Est, c’est une victoire pour la sociĂ©té : la cour estime que les requĂ©rants ne sont pas suffisamment proches des Ă©oliennes pour que cela porte prĂ©judice au projet. Le prĂ©fet est donc enjoint de rĂ©examiner le dossier. En France, les parcs Ă©oliens sont une source intarissable de contentieux. L’exemple d’ÉcueillĂ© n’en est qu’une des illustrations.

NR du 07/01/2012

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 8th, 2012|Eolien|Commentaires fermĂ©s sur Parc Ă©olien d’EcueillĂ© : nouveau recours examinĂ©
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