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Biodiversité : un quart des espèces de bourdons menacées d’extinction

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Vingt-quatre pour cent des espèces de bourdons d’Europe sont menacées d’extinction“, indique l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un communiqué en date du 2 avril. Il s’agit là du principal résultat d’une étude financée par la Commission européenne et menée sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe.
Les causes de ce déclin ? Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles, mais aussi la pollution issue des déchets agricoles et la destruction des habitats liée à l’urbanisation, indique l’UICN.

Conséquences graves pour notre production alimentaire
Nous sommes très préoccupés par ces conclusions, réagit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l’UICN et coordinatrice de l’étude. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire“. Parmi les cinq principaux pollinisateurs en Europe figurent en effet trois bourdons. “Avec d’autres pollinisateurs, les bourdons apportent à l’agriculture européenne plus de 22 milliards d’euros pas an “, précise l’UICN.
Alors que faire ? “Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité“, préconise Ana Nieto. Parmi celles-ci, la mise en place de bordures et de bandes-tampons autour des terres agricoles riches en fleurs et en espèces sauvages, ainsi que la préservation des prairies.
Le déclin des bourdons européens est un problème qui doit être abordé sur tous les fronts“, ajoute toutefois Janez Potoċnik, commissaire européen à l’environnement, qui entend promouvoir une meilleure intégration de l’environnement dans les autres politiques ainsi qu’une sensibilisation aux avantages apportés par les pollinisateurs.

2017-02-05T18:54:19+01:00avril 20th, 2014|Biodiversité|Commentaires fermés sur Biodiversité : un quart des espèces de bourdons menacées d’extinction

Les apiculteurs toujours en guerre contre les pesticides

Un an après le lancement d’un plan de soutien à l’apiculture, la production française de miel a encore baissé en 2013, les professionnels accusant de nouveau certains pesticides mais aussi le mauvais temps.

«En 2013, la production française s’avère très faible et inférieure à 15.000 tonnes, encore en recul par rapport à 2012», a indiqué Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale des apiculteurs français, en soulignant que des «conditions climatiques très mauvaises (froid, pluie)» étaient venues «s’ajouter aux problèmes d’intoxication».
Avec un nombre de ruches presqu’égal (de 1,25 à 1,3 million), la production de miel a été plus de deux fois moins importante en 2013 qu’en 1995, date de début d’utilisation de certains pesticides, dont les néonicotinoïdes, met en avant l’Unaf.
Le syndicat d’apiculteurs professionnels, qui bataille depuis des années contre l’utilisation de pesticides sur les cultures pollinisées par les abeilles, a de nouveau sonné la charge contre plusieurs produits dont ceux contenant les molécules de thiaclopride (Protéus, Sonido) et d’acétamipride (Suprême).
Ils réclament leur interdiction par la France et demandent à l’Europe de revoir l’évaluation de leur toxicité.
«Ces deux substances néonicotinoïdes présentent les mêmes modes d’actions que ceux récemment suspendus» par l’Union européenne, explique l’Unaf. Et leurs évaluations présentent les carences similaires à celles ayant conduit à l’interdiction, ajoute l’organisation professionnelle.
Au printemps dernier, Bruxelles a interdit pour deux ans et sur certaines cultures trois substances actives (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) appartenant à la famille des néonicotinoïdes en raison de leur rôle dans la mortalité accrue des abeilles (environ 30% du cheptel par an).
Jean-Marc Bonmantin, chercheur au CNRS à Orléans, spécialiste des produits neurotoxiques, a fait état mardi de travaux montrant que «la toxicité chronique de l’acétamipride et du thiaclopride est similaire aux néonicotinoïdes bannis» par Bruxelles.
Pour lui, «les différentes molécules de la famille des néonicotinoïdes sont très proches et il n’est pas très judicieux d’en avoir interdit seulement trois».

Sonnette d’alarme
Les molécules provisoirement interdites par Bruxelles sont présentes dans des pesticides (Gaucho, Cruiser, Poncho, etc.) fabriqués par Bayer ou Syngenta, qui ont contesté en justice l’interdiction.
L’Union européenne a également interdit pour deux ans l’insecticide Fipronil sur les semences de maïs et de tournesol.
La France avait pris les devants en bannissant le Fipronil dès 2005, le Cruiser sur le colza (2012) et le Gaucho (sur tournesol en 1999 et sur maïs en 2004).
Si la responsabilité de certains pesticides dans la surmortalité des abeilles est aujourd’hui scientifiquement confirmée, il y a d’autres facteurs qui y contribuent: des parasites comme le Varoa, le frelon asiatique ou la perte de diversité des cultures.
Les apiculteurs ne contestent pas cet aspect multifactoriel mais soutiennent que les pesticides en sont la principale cause.
«Le problème des pesticides est le problème des apiculteurs dans le monde entier, en France mais aussi chez nos voisins européens, en Argentine, aux Etats-Unis», a affirmé Henri Clément pour qui «il y a d’autres types de problèmes, mais celui des pesticides est essentiel dans la hiérarchie des causes».
L’Unaf a d’ailleurs déploré que le frelon asiatique ait été classé nuisible en catégorie 2, ce qui n’implique pas une lutte obligatoire coordonnée par l’administration.
Henri Clément s’est aussi élevé contre la volonté du ministère de l’Agriculture d’assouplir les dérogations à l’interdiction de traiter les cultures en période de floraison. «Nous attendons avec impatience l’avis de l’Anses (agence sanitaire) à ce sujet», a-t-il dit.
Concernant le «plan de développement durable de l’apiculture» annoncé il y a un an, l’Unaf appelle à «être réaliste».
«L’objectif d’installer 2 à 300 nouveaux apiculteurs par an est ambitieux, mais il faut une cohérence et créer un environnement favorable aux abeilles en retirant des pesticides sinon les jeunes vont aller au delà de déconvenues», estime Henri Clément.

2014-12-03T18:55:23+01:00février 11th, 2014|Biodiversité|Commentaires fermés sur Les apiculteurs toujours en guerre contre les pesticides

17 ème nuit internationale des chauves-souris

Animation sur Palluau :

Date du rendez-vous :
Samedi, 24 Août, 2013 – 20:00
Adresse de l’animation :
32 Rue de Verdun, 36500 Palluau-sur-Indre, France
Inscriptions obligatoires : Oui
Cette soirée sera dédiée aux chauves-souris de Palluau-sur-Indre. En début de soirée, une présentation en salle permettra de plonger dans le monde fascinant des chauves-souris, leurs mœurs, les espèces de chez nous et comment les protéger. Puis, nous partirons dans les caves, anciennes carrières d’extraction de pierre puis anciennes champignonnières, afin de découvrir ce sire exceptionnel où durant l’hiver, plusieurs centaines de chauves-souris viennent hiberner.
Attention, nombre de place limitée pour la visite des Caves, inscription obligatoire au 02 48 83 00 28
Prévoir lampe de poche.

Responsable de l’animation:
Sandra Gonzaga
Email : sandra.gonzaga@cen-centre.org
Téléphone : 02 48 83 00 28

Ces mammifères volants ont conquis tous les milieux de la planète. On les trouve dans un nombre impressionnant de gîtes naturels : milieux souterrains, crevasses et fissures des parois rocheuses, sous les feuillages, derrière les écorces ou dans les cavités des arbres. Depuis que l’homme s’est fait bâtisseur, elles occupent aussi la majorité des constructions, des charpentes aux caves, en passant par les ponts et les ouvrages militaires.
Plusieurs dizaines de millions d’années d’évolution ont fait de ces mammifères nocturnes des merveilles d’adaptation.

Presque toutes les Chauves-souris passent une grande partie de leur vie la tête en bas.
Les pieds des Chiroptères ont subi une rotation de 180° par rapport aux nôtres, adaptation qui s’avère idéale pour s’accrocher facilement aux branches, aux voûtes des cavités ou aux charpentes. Quand elles se suspendent, leur poids exerce une traction sur des tendons qui maintiennent les griffes en position d’accrochage. Elles ne dépensent donc aucune énergie, même pendues pendant de très longues périodes.

Presque toutes les Chauves-souris quittent leur gîte à la tombée de la nuit. L’essentiel des espèces s’oriente et chasse à l’aide de l’écholocation, un système comparable au sonar qui leur permet d’évoluer dans l’obscurité la plus totale. Elles font partie des rares animaux qui peuvent “voir avec leurs oreilles”.
La vue si elle est tout à fait fonctionnelle, constitue l’un des sens les moins performants, l’ouïe et l’odorat étant particulièrement développé.

En Europe, toutes les Chauves-souris sont insectivores. En une nuit, une Chauve-souris peut consommer près de la moitié de son poids en insectes variés tels les moustiques et autres parasites de l’homme, mais aussi des papillons de nuit dont beaucoup d’espèces se développent aux dépens des cultures, des arbres fruitiers… Les Chauves-souris se comportent donc comme d’excellents insecticides naturels, et ceci sans empoisonner le sol et l’eau pour des dizaines d’années.

2014-12-04T22:57:38+01:00août 22nd, 2013|Biodiversité|Commentaires fermés sur 17 ème nuit internationale des chauves-souris

L’inquiétante disparition des papillons de prairies

En vingt ans, un papillon sur deux a disparu en Europe. Or, ils jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de la nature, notamment dans la pollinisation des végétaux.

Elles sont loin, les années où les papillons peuplaient les campagnes, les montagnes et les jardins. Selon une étude de l’Agence européenne de l’environnement (AEE), la moitié des papillons des prairies a disparu en vingt ans. Ils sont de plus en plus menacés par l’érosion de la biodiversité. « Ce déclin devrait déclencher la sonnette d’alarme », si l’on en croit Hans Bruyninckx, le directeur de l’agence.

Inquiétude partagée par Vigie-Nature, un réseau d’observateurs volontaires, qui confirme ces résultats. Des études ont été menées dans des jardins de particuliers, amoureux de la nature. « Outre les papillons, d’autres espèces d’insectes ou d’oiseaux sont touchées. À terme, les hommes vont perdre une qualité de vie », explique Romain Julliard, chercheur au Muséum national d’histoire naturelle et responsable scientifique de Vigie-Nature.

Pesticides et agriculture intensive

Les papillons jouent un rôle primordial. Nombre d’entre eux sont des pollinisateurs, essentiels à la reproduction des végétaux. Sur dix-sept espèces étudiées, huit sont menacées. « Le papillon Gazé, aux ailes blanches veinées de noir, a complètement disparu du Royaume-Uni, constate Romain Julliard. C’était une espèce typique du bocage anglais. Mais l’habitat naturel du papillon a été déstabilisé. La combinaison prairies fleuries et haies – indispensable à la survie de l’espèce – n’existe plus. »

La cause de la disparition est claire pour les scientifiques : l’agriculture intensive, l’usage de pesticides et l’abandon de certaines parcelles. Pour se développer, la chenille (la larve du papillon) a besoin d’une plante haute et d’une fleur. Ensuite, il faut de l’espace au papillon pour vivre et se reproduire. Or, dans certaines régions du nord-ouest de l’Europe, les papillons « n’ont pas d’autres endroits pour butiner que le bord des routes, le long des voies de chemin de fer et les parcs des villes », souligne l’étude.

« La protection des papillons est difficilement compatible avec le modèle agricole actuel, constate Romain Julliard. L’enjeu, c’est d’arriver à maintenir une biodiversité en trouvant un modèle économiquement viable qui ne pénalise pas les agriculteurs. »

2017-02-05T18:54:20+01:00juillet 25th, 2013|Biodiversité|Commentaires fermés sur L’inquiétante disparition des papillons de prairies

Abeilles protégées agriculteurs piqués au vif

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Début juillet, le ministère de l’Agriculture a tranché. Le pesticide Cruiser OSR, utilisé pour l’enrobage des semences de colza, est maintenant interdit en France. Une décision motivée par l’étude rendue par l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation et l’environnement (Anses), qui dénonce l’impact néfaste de ce produit sur les abeilles.

“ Revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail ”

Présidente de l’association Terre d’abeilles, Béatrice Robrolle-Mary a longtemps milité pour l’interdiction du Cruiser. Maintenant que celle-ci est acquise, elle fait part de sa satisfaction : « On se réjouit de la décision du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Les abeilles se développent en grande partie grâce au colza, et nous, apiculteurs, avons observé depuis longtemps le caractère néfaste du Cruiser sur celles qui reviennent à la ruche. »
Bernard de Verneuil, céréalier près de Buzançais, ne l’entend pas de cette oreille. Sans le Cruiser, il estime pouvoir perdre jusqu’à deux quintaux de colza par hectare. Et quand on lui rapporte les propos de l’apicultrice, il bourdonne : « Le rapport de l’Anses ne demande à aucun moment l’interdiction du Cruiser. Les expérimentations qui ont été menées ont exposé les abeilles à des doses démesurées. Ce rapport recommande de poursuivre les recherches afin de se rapprocher de la réalité. Pour moi, cette étude a été détournée, et la décision d’interdire le Cruiser est totalement arbitraire. »
Philippe Demiot n’est pas encore concerné par cette décision. Céréalier au Blanc, il n’utilise le pesticide que sur le maïs. Pour le moment, l’interdiction touche seulement le colza, mais il possède quand même un avis sur la question : « Au lieu d’avoir une protection efficace pendant un mois et demi, il faudra revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail. » Il réagit aussi au souhait émis par les défenseurs des abeilles de voir s’étendre l’interdiction du Cruiser jusqu’au maïs. « Je ne vois pas l’intérêt. Le maïs n’est pas une plante à fleurs, les abeilles ne le butinent pas. »
« C’est faux !, répond Béatrice Robrolle-Mary. Si les abeilles ne récoltent pas de nectar sur le maïs, elles le butinent pour rapporter du pollen dans la ruche, nécessaire pour nourrir les larves. Il faut que les études qui ont permis l’interdiction du Cruiser sur le colza soient poursuivies sur le maïs. Cette décision n’est qu’une victoire d’étape. Il faut maintenant que la France s’oriente vers une véritable agriculture durable. »

NR du 10/07/2012

2017-02-05T18:54:22+01:00juillet 20th, 2012|Biodiversité|Commentaires fermés sur Abeilles protégées agriculteurs piqués au vif

Les pesticides mis en cause dans le déclin des abeilles et des bourdons

La dernière étude de l’Inra sur les néonicotinoïdes confirme la nocivité de ces produits sur les abeilles. Depuis des années, les apiculteurs attendent d’être entendus, de nombreuses études étant déjà incontestables, pour reconnaître la nocivité de ces nouveaux pesticides et les interdire. Le ministère n’a opposé que mépris en continuant accorder des autorisations que le Conseil d’Etat à jugées illégales, à deux reprises pour ces poisons qui détruisent les abeilles et les apiculteurs qui travaillent avec.

Un pesticide ( le Cruiser OSR) très utilisé dans le monde depuis les années 1990 est nuisible aux bourdons et aux abeilles, des pollinisateurs de cultures importantes pour l’alimentation humaine, révèlent deux études – française et britannique – publiées dans la revue américaine Science datée du 30 mars. Ces insectes connaissent depuis quelques années une importante dépopulation, notamment en Europe et aux États-Unis, et les entomologistes avancent différentes hypothèses, dont celle des pesticides, pour expliquer le phénomène.

L’équipe française, menée par Mickaël Henry de l’Institut national pour la recherche agronomique (Inra) à Avignon, a placé une puce électronique sur des abeilles afin de suivre leurs allées et venues. Elle a ensuite donné à certaines d’entre elles une dose de thiamethoxam (famille des néonicotinoïde) et constaté qu’elles avaient du mal à retrouver leur ruche – le pesticide interférant avec leur système cérébral de géolocalisation -, ce qui a entraîné la mort d’un grand nombre d’entre elles.

Une fois cette mortalité prise en compte, un modèle mathématique a prédit que les populations d’abeilles exposées au pesticide chutaient à un niveau ne permettant plus leur rétablissement.

En réponse, le ministère veut « lancer la procédure de réévaluation de l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR » !

Le thiamétoxam, matière active du Cruiser est classé cancérigène probable et perturbateur endocrinien aux USA et au Canada, alors que le Cruiser OSR est vendu en France sans aucune classification toxicologique.

Combien faudra-t-il de morts avant que l’on remette en cause les processus de mise en marché qui ne profitent qu’aux firmes de pesticides au détriment de la santé des paysans et de l’équilibre de la faune et de la flore ? Que faut-il encore au ministère pour interdire immédiatement ces poisons à la veille des semis ? La confédération Paysanne exige l’interdiction immédiate de tous les insecticides systémiques de la même famille, les néonicotinoïdes.

Les décideurs auront un jour à répondre de leur complicité avec les intérêts des firmes devant tous les citoyens et les paysans.

2017-02-05T18:54:27+01:00avril 2nd, 2012|Biodiversité|Commentaires fermés sur Les pesticides mis en cause dans le déclin des abeilles et des bourdons

SRCE : le réseau écologique de la trame verte et bleu

Alors que le projet de Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie est en phase de fin d’enquête publique, la campagne présidentielle étouffe les questions écologiques à droite comme à gauche.

La campagne manque de vert

“toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire” Nicolas Sarkozy

Oublier, pour la grande majorité des candidats, la lutte contre le changement climatique, la pollution de l’air et des sols, l’environnement durable, la protection des espèces, les déchets nucléaires, les transports alternatifs, le grignotage des terres agricoles, la désertification du monde agricole, etc…

Repousser par décret en 2013 le Schéma Régional de Cohérence Ecologique(SRCE), qu’il aurait semblé logique de lier au SRCAE, l’un ne pouvant se définir sans tenir compte de l’autre. Fin du débat démocratique…

En préambule à la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010, article 121, (lien avec l’article de loi) ci-dessous des informations pour prendre conscience de l’intérêt pour notre territoire de figurer sur cette future trame verte et bleu.

carte SRCE

Définition de la trame verte et bleu :
La mise en œuvre de la trame verte et bleue résulte des travaux du Grenelle de l’environnement. Il s’agit d’une mesure destinée à stopper la perte de biodiversité en reconstituant un réseau écologique fonctionnel . Ce réseau doit permettre aux espèces d’accomplir leurs cycles biologiques complets (reproduction, alimentation, migration, hivernage) et de se déplacer pour s’adapter aux modifications de leur environnement. Il contribue également au maintien d’échanges génétiques entre populations.

La loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement fixe l’objectif de création de la trame verte et bleue d’ici à 2012.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement décrit les objectifs et les modalités de mise en œuvre de la trame verte et bleue aux différentes échelles du territoire :
-  Des orientations nationales définies par le comité opérationnel TVB et décrites dans3 guides : Choix stratégiques au profit des continuités écologiques, Guide méthodologique, TVB et infrastructures linéaires de transport. Ces orientations nationales paraitront sous forme de décret d’ici fin 2011.
-  A l’échelle régionale, un Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) est élaboré conjointement par l’Etat et la Région, en association avec un comité régional « trame verte et bleue » dont la composition est fixée par décret.
-  A l’échelle locale, les documents d’aménagement de l’espace, d’urbanisme, de planification et projets des collectivités territoriales doivent prendre en compte les continuités écologiques et plus particulièrement le Schéma Régional de Cohérence Écologique.

La trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à “remettre de la nature” dans nos paysages. Concrètement il s’agit, par exemple, de restaurer la nature en ville, replanter des haies, installer des bandes enherbées le long des rivières, enlever les barrages sur les rivières, construire des passages à animaux leur permettant de franchir les routes et les voies ferrées…

Le projet de loi Grenelle 2 confie aux Régions, en co-pilotage avec l’État, l’élaboration d’une stratégie régionale trame verte et bleue (schéma régional de cohérence écologique = SRCE). Ce schéma identifie les grandes zones naturelles à préserver et les connexions à créer entre elles. Relier ces zones permet aux espèces qui les habitent de se déplacer, et ainsi, de résister aux agressions extérieures (routes, pollutions, bruit…).

Objectifs :

Les objectifs poursuivis sont multiples il s’agit de :

    • Réduire la fragmentation et la vulnérabilité des espaces naturels
    • Identifier les espaces importants pour la biodiversité et les relier par des corridors écologiques
    • Rétablir la fonctionnalité écologique

¤ Faciliter les échanges génétiques entre populations
¤ Prendre en compte la biologie des espèces migratrices
¤ Permettre le déplacement des aires de répartition des espèces

      • Atteindre ou conserver le bon état écologique des eaux de surface
      • Améliorer la qualité et la diversité des paysages

Cartographie régionale :
Réalisée au cours de l’année 2009, la cartographie des milieux naturels montre les richesses du patrimoine naturel de la Région. Cette carte est un travail préparatoire réalisé avant l’élaboration du schéma régional de cohérence écologique. Elle a vocation à évoluer et à s’enrichir des travaux à venir.
Cette cartographie a été réalisée par un bureau d’études pour la Région avec l’appui d’un groupe de pilotage élargi à des représentants notamment de l’Etat, d’experts naturalistes et d’associations. L’analyse a été réalisée à partir de la base de données Corine land cover et un travail SIG. Le niveau de précision (1/100 000) est tel que de nombreuses zones naturelles n’apparaissent pas à cette échelle. Néanmoins, c’est la première fois qu’une telle carte est réalisée à l’échelle régionale, de façon homogène sur les six départements du Centre.

Produits :
Les principaux produits de cette études sont :
• une carte de synthèse des réservoirs de biodiversité avec des ébauches pour les corridors,
• des cartes de déclinaison en trois sous-trame de la carte précédente, milieux aquatiques et humides, milieux boisés et forestiers, milieux ouverts,
• des fiches descriptives des 18 principaux réservoirs de biodiversité,
• une carte des éco-paysages de la région Centre,
• un cahier des charges type pour décliner cette étude à une échelle plus précise, sur un PNR, un pays ou une agglomération par exemple,
• des fiches descriptives des milieux pour les 41 pays ou agglomérations de la région (seuls les milieux qui apparaissent à cette échelle sont décris),
• le rapport complet de l’étude qui explique en détail le travail SIG réalisé pour élaborer ces cartes.

Tous les rendus de cette étude sont téléchargeables sur cette page : cartes (images et fichiers SIG), rapport d’étude, cahier des charges type, fiches descriptives des réservoirs de biodiversité, fiches descriptives des pays et agglomérations.

Lien avec le site de la région Centre

Lien avec le site de la DREAL Centre

2017-02-05T18:54:27+01:00mars 17th, 2012|Biodiversité|Commentaires fermés sur SRCE : le réseau écologique de la trame verte et bleu

Les chasseurs grands gagnants de la campagne électorale

Le 23 février dernier, les députés ont adopté un projet de loi relatif au domaine de la chasse. Répondant à l’engagement du Président de la République d’adoption d’une loi sur la chasse avant la fin de la session parlementaire, la cinquième en douze ans, cette loi est une nouvelle courbette faite aux chasseurs. Et s’affiche ainsi dans la droite lignée de mesures réglementaires déjà accordées aux chasseurs, le 31 janvier dernier. Parmi les dispositions prévues par ce nouveau texte, les propriétaires d’installations de chasse bénéficieront d’une exonération fiscale. Pourtant, les installations de chasse, où se pratique la chasse au gibier d’eau notamment, peuvent se louer plus de 200 euros la nuit et se vendre jusqu’à 250 000 euros. Non déclarées, ces transactions ne sont pas imposables. Or, grâce au gouvernement, ces installations restent hors de toute fiscalité, mais sont également exonérées de taxe foncière. Comme le citent les associations : « Quand il s’agit de chasse, la chasse aux niches fiscales n’est pas d’actualité ! ».

Par ailleurs, cette nouvelle loi donne la possibilité aux chasseurs de demander au préfet d’imposer un prélèvement d’animaux à des propriétaires terriens opposés à la chasse. Outre qu’il risque d’accroître les pressions, voire les intimidations, exercées à l’encontre de ces derniers, ce dispositif remet en cause le droit reconnu en 1999 par la CEDH (1). Celle-ci a, en effet, reconnu le droit à tout propriétaire à s’opposer à la pratique de la chasse sur ses terres. Parallèlement, le ministère de l’écologie n’est plus en mesure d’instaurer de sa propre initiative un prélèvement maximal autorisé (PMA), « dont seuls les chasseurs deviennent les initiateurs ». Les chasseurs conservent également l’autorité sur la création des réserves de chasse, la proposition de restaurer le droit d’initiative du préfet ayant été rejetée.

France Nature Environnement, la Ligue Roc et la LPO (2) ont fait part de leur indignation justifiée face à cette nouvelle réglementation qui, en rejetant toute possibilité de discussion, donne les pleins pouvoirs aux chasseurs en matière de gestion de la faune. On pouvait difficilement trouver un acteur plus partial pour occuper cette position, mais une période pré-électorale appelle aux sacrifices. Ce sont la faune et le reste des utilisateurs de la forêt qui devraient en faire les frais dans le cas présent.

Univers Nature du 24/02/2012

2015-01-26T17:46:29+01:00février 24th, 2012|Biodiversité, Non classé|Commentaires fermés sur Les chasseurs grands gagnants de la campagne électorale